‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 189 sur 389 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CRÉPON, FIAMMESCHI, MAR ASCHINI,

DURVILLE

DURVILLE

Que signifient ces grands airs ? Un petit marchand

dont la fille tourne la tête à monsieur mon neveu

et j'aurais quelques égards pour lui ! Non , parbleu ! Eh bien ! mes amis , vous allez vous distinguer , j'espère; cela peut doubler votre réputation. J'ai tout Paris ce soir.

crépon.

Madame Durville sera mise comme une déesse.

DURVILLE

Je m'en rapporte à vous , monsieur Crépon ; il est vrai que vos mémoires sont exorbitants. Madame Durville fait une dépense effroyable.

CRÉPON

Mais elle donne le ton à toutes nos dames. fiammeschi, tirant un mémoire de sa poche. On ne m'accusera pas d'enfler mes mémoires. maraschini, tirant aussi un mémoire.

Ni moi. Voici celui de la fête de ce soir et celui de la fête du mois dernier.

DURVILLE

Comment ! on ne vous a pas payés ? Vous ne vous êtes donc pas présentés à la caisse ?

FIAMMESCHI.

Ah! monsieur, c'est une misère.

a54 DUHAUTCOURS.

DURVILLE

Pardonnez - moi , ces choses -là doivent se payer comptant. La caisse est fermée dans ce moment-ci ; mais demain matin

FIAMMESCHI ET MARASCHINI.

Ah ! monsieur

crépon, bas a FiammescJii.

Vous voyez hien que vos inquiétudes n'avaient pas le sens commun.

FI A. MM ESC Hl.

Ainsi demain matin

DURVILLE

Oui , mes chers amis, j'attends mon neveu ; allez , et que tout se passe ce soir d'une manière convenable.

Vous serez content, monsieur Durville.

FIAMMESCHI.

Et demain matin nous viendrons recevoir vos éloges

DURVILLE

Et votre argent.

MARASCHINI.

Voilà ce que c'est. La caisse sera ouverte demain ?

DURVILLE

Oui, oui, elle sera ouverte.

MARASCHINI.

Votre très-humble serviteur, monsieur Durville.

( // sort avec Fiammeschi, )

CRÉPON

Pour moi, vous savez que je ne suis pas inquiet; un petit à-compte demain matin, car vous n'imaginez pas les avances que je suis obligé de faire. Le crédit me

Page 1