SCÈNE V
CRÉPON, FIAMMESCHI, MAR ASCHINI,
DURVILLE
DURVILLE
Que signifient ces grands airs ? Un petit marchand
dont la fille tourne la tête à monsieur mon neveu
et j'aurais quelques égards pour lui ! Non , parbleu ! Eh bien ! mes amis , vous allez vous distinguer , j'espère; cela peut doubler votre réputation. J'ai tout Paris ce soir.
crépon.
Madame Durville sera mise comme une déesse.
DURVILLE
Je m'en rapporte à vous , monsieur Crépon ; il est vrai que vos mémoires sont exorbitants. Madame Durville fait une dépense effroyable.
CRÉPON
Mais elle donne le ton à toutes nos dames. fiammeschi, tirant un mémoire de sa poche. On ne m'accusera pas d'enfler mes mémoires. maraschini, tirant aussi un mémoire.
Ni moi. Voici celui de la fête de ce soir et celui de la fête du mois dernier.
DURVILLE
Comment ! on ne vous a pas payés ? Vous ne vous êtes donc pas présentés à la caisse ?
FIAMMESCHI.
Ah! monsieur, c'est une misère.
a54 DUHAUTCOURS.
DURVILLE
Pardonnez - moi , ces choses -là doivent se payer comptant. La caisse est fermée dans ce moment-ci ; mais demain matin
FIAMMESCHI ET MARASCHINI.
Ah ! monsieur
crépon, bas a FiammescJii.
Vous voyez hien que vos inquiétudes n'avaient pas le sens commun.
FI A. MM ESC Hl.
Ainsi demain matin
DURVILLE
Oui , mes chers amis, j'attends mon neveu ; allez , et que tout se passe ce soir d'une manière convenable.
Vous serez content, monsieur Durville.
FIAMMESCHI.
Et demain matin nous viendrons recevoir vos éloges
DURVILLE
Et votre argent.
MARASCHINI.
Voilà ce que c'est. La caisse sera ouverte demain ?
DURVILLE
Oui, oui, elle sera ouverte.
MARASCHINI.
Votre très-humble serviteur, monsieur Durville.
( // sort avec Fiammeschi, )
CRÉPON
Pour moi, vous savez que je ne suis pas inquiet; un petit à-compte demain matin, car vous n'imaginez pas les avances que je suis obligé de faire. Le crédit me