‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 208 sur 389 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

AUGUSTE, Mademoiselle DELORME, Madame DURVILLE, Monsieur DURVILLE.

MADAME DURVILLE

Venez, venez, monsieur; je suis bien aise de vous voir. J'ai à vous gronder. Est-il permis de se conduire de la sorte avec un voisin , un galant homme dans le malheur ?

27b DUHAUTCOURS.

DUR VIL LE

Quoi donc, madame? qui peut m'attirer cette réprimande de votre part ?

Comment! monsieur, vous poursuivez avec acharnement ce brave monsieur Delorme ! Il faut de l'humanité, monsieur Durville.

DURVILLE

Permettez - moi de vous dire, madame, que je suis tout aussi humain qu'un autre ; mais que vous n'entendez rien aux affaires de commerce, et qu'il ne vous convient pas même de vous en mêler.

MADAME DURVILLE

D'accord , monsieur. Mais quand une personne aussi intéressante que mademoiselle vient implorer mon appui, certainement je ne le lui refuserai pas; et si j'ai quelque pouvoir sur vous ....

DURVILLE

Mademoiselle, je suis fâché . . . . {A sa femme.) En vérité, madame, je ne sais à quoi vous songez de m'exposer à une scène aussi désagréable.

auguste, a mademoiselle Delorme.

Du courage.

MADEMOISELLE DELORME

Monsieur , ne nous accablez pas ....

DURVILLE

Mademoiselle , j'ai déjà usé de tous les ménagements possibles envers monsieur votre père ; il y a un terme à tout, et la sûreté du commerce ....

AUGUSTE

Eh quoi ! mon oncle, oseriez-vous inculper la probité de monsieur Delorme ? Ah ! croyez que , sans les évé-

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