‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 210 sur 389 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

AUGUSTE, Mademoiselle DELORME, Madame DURVILLE, Monsieur DURVILLE, DELORME.

DELORME

Je vous avais prié, ma fille, de ne plus paraître chez monsieur Durville.

MADEMOISELLE DELORME

Mon père, j'avais cru que mes prières pourraient obtenir de monsieur ....

DELORME

Je ne veux aucune grâce de monsieur. J'ai épuisé auprès de lui tout ce que la raison, l'honneur et la justice ont pu me fournir de plus puissant ; il a été insensible. Nous nous avilirions en ajoutant un mot.

Comment ! que veut dire ce ton méprisant ? Ce lan-

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gage est assez déplacé dans la bouche d'un homme pour lequel on a eu tous les égards ....

MADAME DURVILLE

Vous avez tort, monsieur Delorme. Eh quoi! lorsque j'intercède pour vous , que je suis sur le point d'obtenir. . . . Vous voyez, mon enfant, j'ai fait tout ce que j'ai pu , ce n'est pas ma faute. (Ici on entend des violons.) Eh bien! qu'est-ce que c'est donc? Comment, personne n'est arrivé, et les voilà qui commencent leurs contre -danses. Mille pardons si je vous quitte. Ah çà , monsieur Durville, je m'en rapporte à vous; ne tourmentez pas ces braves gens. {A mademoiselle Delorme. ) Dites donc à votre papa de ne pas être si fier. Voilà comme on gâte toutes les affaires.

{Elle sort.)

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