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DURVILLE, VALMONT

VALMONT

Eh! bonjour, mon cher Durville; j'arrive avant tout

28a DUHAUTCOURS.

le monde, et pour cause. Il faut que tu me rendes un grand service.

DURVILLE

Je suis à toi de tout mon cœur.

VALMOFT.

Je le sais; au surplus, en m'obligeant, cela t'arrangera toi-même. Écoute, tu fais valoir ton argent à la bourse , dans les affaires, le commerce : moi, je n'y entends rien ; je ne joue qu'à la bouillote , au quinze , dans les meilleures maisons. Hier j'ai gagné l'impossible. Tu sais que mon jeu est leste, hardi; mais la fortune est

inconstante Voilà vingt mille francs que je veux

mettre à l'abri. Je les place chez toi.

DURVILLE

Chez moi !

VALMONT

Oui, chez toi. Je ne peux pas les placer d'une manière plus avantageuse , plus solide sur-tout. Tu me les feras valoir.

DURVILLE

Pardon, mais dans ce moment je n'ai pas besoin de fonds.

VALMONT

Si fait , si fait ; quand on fait des affaires aussi considérables, l'argent ne peut jamais gêner.

DURVILLE

Mais je ne sais si je dois

VALMONT

D'ailleurs , c'est par amitié. Eh bien ! les premiers mois tu me paieras tel intérêt que tu voudras , et tu

choisiras un bon moment N'en parle à personne,

cela me forcerait de payer mes dettes J'entends du

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