ACTE III, SCENE III
ridicules; ce n'est pas pour monsieur, je crois. Il est bien clair que je n'ai affaire qu'à madame.
MA.RASCHINI.
Mon cher Fiammeschi , est-ce que nous ne pourrions pas faire passer vos lampions et mes glaces sur le compte de madame?
FIAMMESCHI.
Ah! oui, avec des fripons comme ceux-là!
CRÉPON
Des fripons! ah, c'est trop fort, monsieur Fiammeschi. J'ai toujours connu monsieur Durville pour un très -galant homme; j'aime à croire qu'il n'est que malheureux.
FIAMMESCHI.
Fort bien , prenez sa défense , monsieur le marchand de modes , qui n'avez affaire qu'à madame.
crépon.
Croyez, mes bons amis, que je ne suis animé que du désir de vous être utile. Mais tenez, la colère ne mène à rien; vous avez dû l'éprouver dans plus d'une occasion semblable. J'ai un conseil à vous donner : prenez ce qu'il vous offrira ; c'est toujours autant de gagné. Mille pardons si je vous quitte; faites vos affaires avec monsieur Durville ; je vais faire arrêter mon mémoire par madame.
(// sort.)