‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 233 sur 389 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DURVILLE, DUHAUTCOURS.

DURVILLE

Ah! c'est vous, Duhautcours.

Allons, mon ami, voici l'instant du courage. Tenezvous ferme.

DURVILLE

Je viens d'essuyer un rude assaut avec ce pauvre Fiammeschi; qu'il m'en a coûté de ne lui pas donner d'argent !

DUHAUTCOURS.

Bon! ce sont bien ces gens -là qu'il faut plaindre; ils gagnent plus que vous et moi.

3o2 DUHAUTGOURS.

DURVILLE

Vous serez présent à l'assemblée?

DUHAUTCOURS.

Parbleu ! Ah ça ! il est bien convenu que je ne fais paraître que trois de nos amis : pour entraîner il ne faut pas effaroucher. L'homme d'affaires chargé de la rédaction de l'acte , et deux autres , garçons intrépides et dévoués. Mais dites - moi donc , ce petit marchand qui demeure dans votre maison ....

DURVILLE

Delorme ?

DUHAUTCOURS.

Qu'est-ce que c'est que cet homme-là?

DURVILLE

Un pauvre diable à qui j'en veux beaucoup. Mais pourquoi cette question?

Je viens de le rencontrer tout à l'heure, et il était avec un homme d'une figure .... une espèce de voyageur qui avait l'air d'arriver à l'instant ; il ne m'est pas revenu du tout cet homme-là.

DURVILLE

Eh! qu'importe!

DUHAUTCOURS.

C'est que ce diable d'homme avait un air de gravité,

de brusquerie et comme je passais auprès d'eux ,

ils m'ont regardé avec un air.... de mépris... oui, de mépris. Vous sentez bien que je suis au-dessus de cela.

DURVILLE

Parbleu! il sied bien à monsieur Delorme de prendre ces grands airs avec mes amis, quand il est mon débiteur , quand j'ai eu pour lui tous les égards ....

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