‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 242 sur 389 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

AUGUSTE

Navez-vous pas des amis?

DURVILLE

Des amis ! oui , il en est un sur-tout , l'honnête et riche Forlis. Vingt fois il a désiré l'occasion de m'oblige-

DUHAUTCOURS.

Un homme sûr. Je le connais , il vous tiendra parole.

AUGUSTE

Eh bien !

DURVILLE

11 est absent.

DUHAUTCOURS.

À sa campagne ; je la connais. Un séjour délicieux. (A part.) Bien trouvé.

DURVILLE

A cinq lieues de Paris.

DUHAUTCOURS.

Quitter Paris ! cela aurait l'air d'une fuite.

auguste.

Un mot de votre main , et j'y vole.

DUHAUTCOURS.

Ecrivez, écrivez.

durville, s' asseyant et écrivant.

Eh bien! soit.

auguste.

Je vous rapporte la réponse avant la fatale assemblée ; vous la retardez jusqu'à mon retour.

Oui , sans doute , nous la retardons. (J part.) Nous l'avançons, au contraire.

°>i4 DUHAUTCOURS.

durville, toujours écrivant.

( A part. ) Qu'il m'en coûte de le tromper !

DUHAUTCOURS, CL AllgUSte.

Si vous saviez combien je vous estime, brave jeune homme ; mais ne soyez donc pas si prompt à soupçonner les gens. Eh ! mon Dieu ! dans tout ceci , nous ne voulons que l'avantage de tout le monde!

durville, remettant la lettre a son neveu.

Tiens , ne perds pas de temps : de mon coté je vais

DUHAUTCOURS.

Oui , nous allons frapper à toutes les portes. Je commence à être un peu plus tranquille : tout ira bien. Votre oncle va donner ses ordres pour qu'on vous selle un cheval. Bon voyage , mon jeune et intéressant ami. Venez, mon cher Durville.

(Ils soldent.)

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