‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 251 sur 389 · ACTE IV, SCÈNE IL 32i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IL 32i

duhautcours, a Prudent.

Toi , tu me ferais quelque bévue. Tu es sourd.

PRUDENT

Ah! je suis sourd J'étais bègue l'autre fois.

DUHAUTCOURS.

Tu es sourd aujourd'hui. {Lui donnant un cornet.^) Voilà un cornet à l'aide duquel tu n'entends rien , même quand on crie ; tu prends l'acte , tu le lis attentivement , tu balances , et tu signes après Graff. Point de confusion , point de fausse démarche , point de bavardage. C'est Durville que je crains le plus. Il est aussi incertain dans le mal que dans le bien. L'arrivée de ce Franval l'a tout-à-fait déconcerté. Je tremble qu'il ne lui survienne quelque retour de vertu. L'assemblée sera chaude. {A un valet qui entre, , ) Ecoute, toi, Michel, tu te tiendras à cette porte. Dès que tu entendras disputer dans ce salon , ne manque pas d'accourir tout effrayé , annonce à Durville qu'il vient de prendre à sa femme un évanouissement ; il te suivra , et je reste maître du champ de bataille. (Ze valet sort. ) J'entends du bruit ; voilà nos gens : allons , messieurs , attention à vos rôles , et méritez l'honneur que je vous fais en vous employant dans des affaires difficiles.

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