SCÈNE III
DUHAUTCOURS, FRANVAL.
duhautcours, arrivant avec empressement.
Me voici, monsieur.
franval, avec dédain.
Ce n'est pas vous que j'attends ; c'est monsieur Durville qui m'a écrit , et que je veux bien consentir à entendre.
DUHAUTCOURS.
DUHAUTCOURS.
Monsieur Durville ne viendra pas , monsieur , c'est
moi.
FRANVAL
Vous ! que me voulez-vous ?
DUHAUTCOURS.
Je vois que les malheurs de Durville vous ont aigri à un point On ne sort pas des affaires aussi facilement que l'on voudrait. J'aime la paix , sur-tout entre mes amis.... Et vous avez développé tant d'énergie, tant de probité dans cette assemblée , que j'en crains, véritablement les suites.
FRANVAL
Pour monsieur Durville, ou pour vous?
DUHAUTCOURS.
Pour l'honnête et respectable monsieur Franval.
FRANVAL
Au fait.
DUHAUTCOURS.
J'ai une proposition à vous faire.
FRANVAL
Parlez.
C'est cinquante mille francs qui vous sont dus ?
FRANVAL
Oui, cinquante mille francs.
DUHAUTCOURS.
Je connais un homme fort riche, un honnête homme, un ami de Durville , qui est pénétré de cet événement; il me le disait encore ce matin. Il ne serait pas éloigné de venir au secours de Durville ; mais il faudrait qu'on fût raisonnable.