‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 276 sur 389 · ACTE V, SCÈNE VIII: 35i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII: 35i

portantes je me suis toujours laissé guider par toi. Aujourd'hui permets -moi d'avoir une volonté. Tu me parlais hier de cette séparation de biens entre nous.

DURVILLE

Eh bien ?

MADAME DURVILLE

Permets - moi d'y renoncer. Je le dois , et tu dois y consentir; je suis trop heureuse, si, au prix de quelque aisance, je peux l'épargner de nouveaux malheurs.

DURVILLE

Ma bonne amie, ce sacrifice de ta part, ton amitié, ta confiance ont déjà versé un baume salutaire sur mes blessures. Tu m'encourages. Non, ne renonce pas à cette séparation ; rends - la utile au contraire à mes créanciers. Charge -toi de les payer, et joins à ta fortune ce porte - feuille .... ( // lui remet un portefeuille. ) Il contient huit cent mille francs.

MADAME DURVILLE

Huit cent mille francs ! Et qui a pu te procurer cette somme ?

DURVILLE

Fais -en l'usage que je te prescris, et de grâce ne m'interroge pas.

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