‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 30 sur 389 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DUPARC, seul.

( II s'assied et prend ses papiers. )

Et nous , voyons ce procès qu'on doit juger demain, ( Regardant du cote de V appartement de sa femme. ) Ma femme est toujours dans son appartement. Dieu sait à quoi elle pense , tout en faisant son ouvrage ! A moi, oh! oui, à moi; car il est impossible que ce Le-

coq {Se remettant au travail.) Il est question de

savoir si Eustache Duchêne a eu le droit d'ouvrir une fenêtre sur la cour de la maison contiguë. {S3 interrompant.) Ah ! ma femme , vous allez chez les diseuses de bonne aventure. Quand je pense à la scène qu'elle m'a faite ce matin , parce que je ne voulais pas qu'elle sortît sans moi; oh! elle est coquette, là, vraiment coquette. {Reprenant son ouvrage.) Il est certain que la maison de Duchêne donnant sur la cour du demandeur, il n'a droit de prendre que ce qu'on appelle en justice un jour de souffrance. {S' interrompant. ) Un jour de souffrance ! Plût au ciel que ce maudit Lecoq n'eût qu'un jour de souffrance dans cette malheureuse chambre garnie qu'il a louée précisément en face de chez moi. Eh bien ! voyez ce que c'est que l'imagination ! eh ! que m'importe la chambre garnie de M. Lecoq ! Quand il aimerait ma femme, ma femme ne l'aime pas, et je peux m'occuper sérieusement de mon affaire. {Reprenant son ou-

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vrage.) La fenêtre , suivant le demandeur , ne doit avoir qu'un demi-mètre d'ouverture à deux mètres , trois décimètres de hauteur.

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