SCÈNE VIII
GAULARD , GEORGES , FANCHETTE , LAUNAY , Madame VERCOUR, LAMBERT.
GAULARD
Eh ! venez donc , venez donc , mon cher Lambert ; l'amitié que vous nous avez témoignée me fait croire que vous nous verrez avec plaisir entourés d'amis , de bons amis. Vous savez bien d'abord ce monsieur avec qui vous nous avez laissés, et qui nous a dit des choses.... et puis voilà monsieur et madame.
Qu'avais-je dit?
GAULARD
Vous les connaissez; c'est madame à qui il est arrivé tantôt cet accident; c'est monsieur qui est entré pour voler à son secours , et qui se trouve quasiment de notre pays. Eh bien! nous allons demain déjeuner chez madame, dîner chez monsieur....
LAMBERT
Vous connaissiez donc déjà ces personnes?
GAULARD
Eh! mon Dieu non! c'est charmant. Ce n'est qu'à Paris qu'on fait si vite connaissance.
LAUNAY
Ah ! c'est qu'il y a des sentiments qui vous commandent. D'ailleurs je suis assez connu ; fils d'un bon bourgeois de province, je mène à Paris une vie indépendante, agréable et studieuse à -la -fois. On peut s'informer du jeune Launay de Saint-André; je ne crains , grâce au ciel , ni la médisance , ni la calomnie.
LAMBERT
On se connaît si peu dans Paris. Si vous vouliez nous donner quelques autres éclaircissements....
LAUNAY
Pardon , mais je suis horriblement pressé. ÇA Georges. ) Je me fais une fête , mon jeune ami , de former une liaison particulière avec vous; à demain donc, mes bons, mes chers amis. Ne restez pas trop long-temps chez madame, je viendrai vous prendre ici ; je sors.
// son.)