‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 336 sur 389 · MADAME VER COUR · texte numérisé non relu

MADAME VER COUR

Il y a long-temps que je désirais vous recevoir. J'ai fait mes efforts pour vous procurer une société agréable.

MADAME MALFILARD.

Vous avez d'autres personnes que nous à déjeuner?

MADAME VERCOUR.

De bonnes gens arrivés d'hier , qui viennent se fixer à Paris ; il y a le père et les deux enfants ; une honnête famille. Le jeune homme sur-tout est vraiment intéressant.

MADAME MALFILARD.

Le jeune homme, madame!

MADAME VERCOUR.

Comme vous le savez, je suis très-étroitement logée, et je voudrais vous prier de me prêter votre salon pour les recevoir, et ne les faire monter chez moi que pour déjeuner.

MADAME MALFILARD.

Trop heureuse, madame

MADAME VERCOUR.

Vous m'avez témoigné tant d'amitié, que je pousserai l'indiscrétion jusqu'à vous prier de me prêter du linge et de l'argenterie ; ce sont de ces petits services....

MALFILARD.

Qui ne se refusent jamais.

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