SCÈNE IX
GAULARD, GEORGES, FANCHETTE, Madame MALFILARD , MALFILARD , madame VER- COUR, Mademoiselle MALFILARD.
MADAME VERCOUR.
Eb! bonjour, mes aimables convives; que je m'en veux d'avoir tardé si long -temps à embrasser ma charmante et jeune amie!
FANCHETTE
Madame.
GEORGES
Ah ! madame , que j'avais d'impatience ....
* H y avait à cette époque de grandes cabales entre les bourgeois qui aspiraient à être notables.
MADAME VERCOUR,
Ah! Georges.
GEORGES
Vous soupirez, madame?
MADAME VERCOUR.
Hélas! c'est habitude chez moi.
Ah! madame. (A part.) Cette femme -là m'adore.
MADAME VERCOUR.
Remerciez , je vous en prie , ces bons voisins qui ont la complaisance de me prêter leur appartement pour que je puisse vous recevoir comme je le désire. Je suis logée si petitement !
Georges, bas a son père.
Obligée d'emprunter un logement pour recevoir ses amis ; une marquise polonaise !
MADAME VERCOUR.
Mais le déjeuner doit être prêt.
M ALFILARD.
Oui, allons déjeuner.
Georges, donnant la main a madame Vercoiu .
Ah! madame, qu'il serait heureux celui qui pourrait vous rendre l'éclat dont vous avez brillé.
( // sort avec madame Vercour. ) G au lard , présentant la main a madame Malfilard.
Voulez-vous bien permettre, madame? Une femme bien intéressante.
MADAME MALFILARD.
Ah! oui, bien intéressante! Restez là, Pauline, jusqu'à ce que votre bonne soit revenue.
( Elle sort avec Gaulard. )