‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 353 sur 389 · FANCHETTE, GAULARD, GEORGES · texte numérisé non relu

FANCHETTE, GAULARD, GEORGES

Georges, accourant.

Ah ! mon père , ah ! ma sœur ! quelle femme ! elle m'adore. C'en est fait , je suis fixé pour la vie ; il faut que je l'épouse, il faut que ma sœur épouse son frère

GAULARD

Mais écoute donc, Georges; avant tout, ne faut-il pas prendre des informations ?

GEORGES

Des informations ? ah ! mon père ! je rougirais d'avoir cette odieuse pensée ! une si belle bouche peutelle mentir? Ah ! sans vanité, je ne suis pas homme à Tome I1L oç)

45o LES PROVINCIAUX A PARIS.

me laisser abuser; mais quand c'est le cœur qui parle, il y a de certaines choses , de certains mots , un certain son de voix qui commande et qui mérite la confiance.

G AU LARD

Il est certain qu'il y a des choses

GEORGES

Elle est sortie un instant , pour aller chez un notaire chercher un papier important. Elle aura besoin de quelques démarches de ma part, de quelque argent peutêtre , pour obtenir enfin qu'on rende justice à son frère. Oh ! je lui prodiguerai mon temps , ma fortune : rendre service aux infortunés , ah ! c'est le plus bel emploi qu'on puisse faire de ses richesses.

GAULARD

Allons, il est fou.

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