‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 371 sur 389 · ACTE IV, SCENE VIL · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VIL

vous. Il veut voir si vous avez encore des vins de la cave de son père.

FRÉMIN PÈRE

Oh! que oui.

LAUNAY

Parbleu! les bons vins des bonnes années, ils ne s'usent jamais chez vous.

F RÉMI M" FILS

Mon père m'a dit, monsieur, que vous attendiez une famille de province à dîner. Il faut les mystifier, qu'en dites -vous? Je suis un excellent compère; c'est moi qui donne la réplique à tous les plaisants qui vont dîner dans les bonnes maisons.

FRÉMIN PERE

Comment , mon fils ? Mystifier des gens qui peuvent prendre un appartement chez moi ?

LAUNAY

Oh ! non , il ne faut pas , ils sont si bonnes gens.

FRÉMIN FILS

Mais c'est incroyable; plus je regarde monsieur, plus je m'imagine l'avoir vu quelque part.

LAUNAY

Moi, monsieur?

FRÉMIN FILS

Oh! non, ce n'est pas vous, sans doute; mais il y a comme cela des ressemblances malheureuses...

FRÉMIN PÈRE

Où donc , mon fils ?

FRÉMIN FILS

Ne me pressez pas mon père , je le dirais et cela fâcherait monsieur. Derrière une voiture : je me trompe . sans doute.

jean, a part.

Ah! ah!

LATJNAY.

Probablement. Laissons cela. Ne pourrais -je pas donner un coup-d'œil à vos appartements avant l'arrivée de mes convives , parce que s'il s'en trouvait un qui leur convînt....

FRÉMIN PÈRE

Avec le plus grand plaisir. Voilà une très -bonne pratique qui m'arrive là; cet homme-là me fera louer toute ma maison. Par ici , monsieur ; venez avec moi , mon fils.

LAUNAY

Williams, ne manquez pas de m'avertir si l'on me demande.

JEAN

Non , monsieur.

FRÉMIN FILS

Mon maître de violon ne peut tarder. Voilà son heure.

FRÉMIN PÈRE

Eh bien ! vous êtes à lui dans l'instant.

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