‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 379 sur 389 · LAMBERT, LAUNAY, GEORGES, FANCHETTE · texte numérisé non relu

LAMBERT, LAUNAY, GEORGES, FANCHETTE

GAULARD

GEORGES

Ah ! vous voilà , mon père , vous êtes donc resté bien long-temps avec cette dame?

GAULARD

Moi ! il y a long-temps , ma foi , que je l'ai quittée . c'est que je me suis perdu dans ces quartiers... Vous,

48o LES PROVINCIAUX A PARIS.

Lambert, ici! eli bien! je suis bien aise de vous voir; j'ai à causer avec vous. Ah ça! vous m'attendiez; me voilà, il est temps de dîner; je me sens un appétit de tous les diables.

FRÉMIN FILS

On voit bien que monsieur vient de son pays. Dans quelle bonne maison de Paris dîne-t-on avant cinq ou six heures?

LAUNAY

Si vous vouliez faire un tour de jardin avant de vous mettre à table, vous verriez comme monsieur Frémin en a tiré parti.

GAULARD

C'est cela ; allez mes enfants. [A Lambert.) Restez , mon cher Lambert, il faut que je vous parle.

LAMBERT

A moi?

FRÉMIN FILS

Venez avec moi, monsieur Georges Gaulard; je veux qu'avant trois jours le provincial ait tout-à-fait disparu , et qu'on reconnaisse en vous le jeune homme à la mode.

GEORGES

J'avais de bonnes dispositions, mais je crains bien que mon aventure de ce matin ne me retarde pour long-temps.

GAULARD

Allons, allons, égaye-toi un peu, Georges.

( Georges et Frémin sortent. ) F a n c h e t t e , h Gaulard.

Ah! mon père, si vous saviez ce monsieur de

Saint-André, qui était sur le point d'épouser une jeune veuve charmante, dont il ne veut plus aujourd'hui.

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