ACTE IV, SCENE XX
FANCHETTE
O ciel ! un valet !
frémin fils, en lorgnant Launay.
Ah ! c'est précieux !
DORVAL
Je ne m'étonne plus que le maraud m'ait demandé son compte ce matin.
LAUNAY
Monsieur .... Ce n'est pas .... Croyez .... La circonstance .... Je n'étais pas né ... . Il n'y a que quinze jours que je suis valet .... Je m'embourbe de plus en plus.
GEORGES
Eh bien! ma sœur, à ton tour : comment se fait-il, toi qui as tant d'esprit , et qui devais être éclairée par l'aventure de ton frère ?
FANCHETTE
Ah ! monsieur Lambert.
Mais je ne reviens pas de l'insolence de ce drôle-là.
DORVAL
Sortez.
LAUNAY
Que je sorte , monsieur! je suis chez moi; je ne suis plus à vous. Je vois votre projet; vous voudriez épouser mademoiselle ; je vous en empêcherai. Vous êtes ruiné et marié.
DORVAL
Moi?
launay, à Gautard.
Oui, monsieur, marié; voilà le portrait de votre Tome III. 3a
femme. Je vous ai dit qu'elle s'appelait Saint -Phar; dans le monde , elle se fait appeler madame de Volnis ; monsieur vous dira qu'elle s'appelle madame Dorval, c'est son véritable nom ; le divorce n'est pas encore prononcé , et je suis votre valet de tout mon cœur.
(77 sort.)
GAULARD
Volnis, Saint-Phar, madame Dorval, votre femme! que de noms ! oh ! pour le coup je n'en reviens pas. Eh quoi ! le mari se dit garçon et a l'air de rechercher ma fille , la femme se dit veuve et écoute mes déclarations.
DORVAL
Comment! {A part. ) Allons, je n'ai plus rien à faire auprès d'eux. {A Gaulard.) Eh! quoi, papa Gaulard, vous vouliez épouser ma femme ; touchez là , vous ne pouviez me faire un plus grand plaisir. Je vous souhaite bien le bonjour.
{Il sort.)