‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 83 sur 389 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DESGRAVIERS, Madame JACOB, voilée.

DESGRAVIERS, Cl part.

Oh ! oh ! voilée ! c'est unique comme ces femmes-là savent employer jusqu'au plus petit moyen de charlatanisme.

madame jacob, grossissant sa voix .

Que voulez-vous?

desgraviers.

Ce que je veux, madame? ( A part.) C'est fort singulier, cette femme m'inspire un certain je ne sais quoi qui m'étonne. {Haut.) Je venais, madame, plein d'ad-

n8 LES TROIS MARIS.

miration pour vos talents que j'entends vanter de tous les cotés où je porte mes pas...,, qui se sont enfin tournés vers votre demeure , parce que je suis curieux de savoir comment.... et par quelle aventure.... dans une circonstance aussi bizarre

MADAME JACOB

Vous vous troublez?

DESGRAVIERS.

C'est qu'aussi, madame, on ne s'attend pas Ditesmoi un peu , madame , recevez-vous toutes les personnes qui viennent vous consulter avec un voile ?

Non.

DESGRAVIERS, JoH troublé.

Rien sensible à la préférence. (^Cherchant a se remettre.} Madame, un mauvais sujet que vous connaissez , un nommé Lecoq , fait la cour aux femmes de deux de mes amis ; on dit même que toutes deux ont donné ce matin ici , chez vous , un rendez-vous à monsieur Lecoq.

MADAME JACOB

Eh bien?

DESGBAVIERS.

Eh bien ! madame , mes deux amis sont fort inquiets.

MADAME JACOB

Eh bien! monsieur, vos deux amis sont des sots.

DESGRAVIERS.

Ils en ont peur.

MADAME JACOB

fis ont tort d'avoir peur.

DESGRAVIERS.

C'est-à-dire que leur fait est sûr.

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