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ACTE IV, SCÈNE II

Ayez , pour mes avis , un peu de déférence , Et je me charge , moi , de cette affaire-là.

SOPHIE

Non, ne vous donnez pas de peine pour cela.

MADAME SAINT-ALARD

Et pourquoi donc?

Jugez de mon cœur par le vôtre,

MADAME SAINT-ALARD

Eh hien ?

SOPHIE

Puis-je l'aimer, lorsque j'en aime un autre

MADAME SAINT-ALARD

Quel autre ?

SOPHIE

Térigni.

MADAME SAINT-ALARD

Plaît-il ?

SOPHIE

Ignorez-vous Que Térigni doit être avant peu mon époux?

MADAME SAINT-ALARD

Vous m'osez soutenir que Térigni vous aime?

SOPHIE

Mais oui , depuis long-temps.

MADAME SAINT-ALARD

Quelleimpudence extrême?

Petite ingrate, ainsi votre esprit envieux Voudrait nous engager à rejeter ses vœux; Aux charmes d'Aglaé vous le savez sensible; Allez , votre conduite avec nous est horrible ; A quoi bon, s'il vous plaît, tous ces beaux sentiments ,

Déplacés aujourd'hui, même dans les romans? Car ne vous flattez pas qu'il fasse la folie

SOPHIE

Eh! ma tante, pourquoi ce courroux, je vous prie? Vous me craignez un peu, puisque vous vous fâchez. Pour ces bienfaits déjà trop souvent reprochés, Ils ne pèseront pas long-temps sur moi, j'espère; J'attends pour vous quitter le retour de mon frère; Et nous vous garderons tous les deux à jamais Une reconnaissance égale à vos bienfaits.

(Elle sort)

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