‹ ŒuvresChapitre 198 sur 345 · FABRICE, SOPHIE, CLERMONT · texte numérisé non relu

FABRICE, SOPHIE, CLERMONT

CLERMONT

Les voilà; j'étais sûr de les trouver ici.

FABRICE

C'est vous , Clermont. Eh bien ! nous n'avons plus d'ami. Vvec ardeur il court lui-même dans le piège.

SOPHIE

Il épouse Aglaé. demain..... ce soir que sais~je°

u6o L'ENTRÉE DANS LE MONDE.

FABRICE

Vous sentez bien qu'il faut que d'ici nous sortions.

SOPHIE

En quel endroit aller ? hélas ! nous l'ignorons.

FABRICE

N'importe.

CLERMONT

Sur ce point, d'abord soyez tranquille.

Comment ?

CLERMONT

Chez moi , mon cher , vous avez un asyle ; Ce qui vient d'arriver j'avais su le prévoir , Et ma femme est déjà prête à vous recevoir. Mais , s'il vous plaît , pourquoi plier ainsi bagage , Et laisser après vous votre ami pour otage? De la place, morbleu! ne songez à sortir Qu'en sachant avec vous le contraindre à partir.

SOPHIE

Nous , lui parler encor ! avez-vous pu le croire ?

FABRICE

A l'oublier , Clermont , il va de notre gloire.

CLERMONT

Laissez là le dépit , écoutez la raison.

Vous verriez de sang froid triompher un fripon !

Des coquettes auraient le prix de leur manège !

Morbleu! quand le jeune homme à qui l'on dresseun piège

Me serait inconnu, dans de pareils combats,

A la neutralité je ne m'en tiendrais pas:

Aux complots des méchants arracher l'innocence,

C'est un devoir; voilà du moins comme je pense.

Mais, dites-moi, pourquoi là-bas m'affirmait-on

Oue vous étiez tous deux absents de la maison3

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