ACTE I, SCENE X. 3i
BERNARD
Pardonnez-moi.
FLORIMON.
Mais l'oncle qui a fait le mariage ?
BERNARD
Il est malade.
FLORIMON.
Ce pauvre cher homme !
BERNARD
Oh! ce ne sera rien.
FLORIMON.
T;mt mieux. Votre maître vous envoie devant pour l'annoncer ?
BERNARD
Avec cette lettre et cette valise où sont ses papiers.
( A part. ) Une lettre , des papiers ! tout cela peut entrer sans inconvénient.
BERNARD
Or , pendant qu'il était devant son miroir , moi je me suis amusé dans un cabaret : cela m'a retardé : c'est pourquoi dépêchez-vous de m'indiquer la maison....
FLORIMON.
La voilà.
BERNARD
La voilà ! c'est charmant. Une jolie affaire au moins que fait là madame Dercour ; mon maître est la coqueluche de Moulins. Toutes les femmes se l'arrachent, et vous entendez que cela vous donne un certain relief dans les antichambres du pays. Votre serviteur , de tout mon cœur.
( Il entre dans la maison de madame Dercour. )