‹ ŒuvresChapitre 228 sur 345 · SCENE VIII. 3oô · texte numérisé non relu

SCENE VIII. 3oô

MALINVAL.

Pardonnez - moi , on a toujours besoin d'un ami comme moi, et sur -tout quand on est dans votre position ; et vraiment je la connais : vous êtes jeune , sans état, sans fortune, par conséquent je puis vous être utile, n'est-il pas vrai?

AR.1IAO.

Mais peut-être, en effet.... ( A part.) Si j'osais lui confier mes secrets sentiments!

Ah çà! parlez-moi franchement ; je vous trouve inquiet , vous avez quelque chose qui vous occupe ?

ARMAND

Vous devinez cela ?

MALINVAL.

Croyez-vous donc qu'on soit parvenu à mon âge impunément? Si bien donc que les chagrins qu'on a au vôtre viennent presque toujours de quelque penchant... Vous vous troublez... vous rougissez... m'y voilà!

ARMAND

Ah! gardez- vous bien de révéler.... et sur-tout dans ces lieux....

MALINVAL.

Soyez tranquille , je suis discret. Mais pourquoi cette crainte? je vous examinais tout-à-1'heure pendant que notre fâcheux était là : me tromperais- je? c'est ici qu'est l'objet de votre passion! c'est la petite Durmont que vous aimez ! maintenant je devine le reste : vou^ n'osez la demander au père?

ARMAND

Il est si riche, et moi si pauvre!

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