‹ ŒuvresChapitre 230 sur 345 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MAL1NVAL.

Eh bien ! je serai cet ami-là, moi.

ARMAND

Vous!

MALINVAL

Moi.

ARMAND

Quoi! vraiment, vous auriez la complaisance de vous charger....

MALINVAL.

Pourquoi pas?

ARMAND

Je n'aurais pas osé vous en prier....

MALINVAL.

C'est m'obliger que de me procurer l'occasion de rendre service.

ARMAND

Je n'ai pas besoin de vous dire que, dans une affaire aussi délicate, il ne faudrait qu'une maladresse...

MALINVAL.

Qu'appelez-vous , une maladresse ? pour qui me prenez-vous? Allez, allez, je connais le monde, j'ai de l'expérience , et je ne fais pas de maladresse.

ARMAND

Pardon; mais enfin daignez me dire ce que vous allez faire.

MALINVAL.

Ce que je vais faire? ah!... je n'en sais rien, parce qu'il faut réfléchir avant de savoir ce qu'on fera ; mais j'aurai bientôt combiné.... j'y suis. Ne perdez pas de temps, allez retrouver Durmont, tâchez de le débai-

3o8 LES VOISINS.

rasser de cet importun Lambert; envoyez-le-moi ici, je l'attends.

ARMAND

J'y vais. Quelle reconnaissance ne vous devrai -je pas, si vous parvenez....

M A LIN VAL

C'est bon.

ARMAND

Sur-tout n'oubliez pas de dire à Durmont que l'intérêt n'entre pour rien dans ma recherche, que c'est l'amour le plus pur....

MALINVAL.

Nous savons tout cela.

ARMAND

Dites bien à l'aimable Cécile que la timidité seule, la crainte de lui déplaire....

C'est entendu.

ARMAND

Enfin n'oubliez pas que mes intérêts les plus chers , que mon sort , que ma vie sont entre vos mains.

(Il sort.)

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