M A LOVA L
Très-bien composée. Cela rapporte beaucoup.
DURMONT.
Mais vous moquez-vous de moi ?
MALINVAL.
Permettez donc, mon cher voisin, il me semble que, lorsque je dis une chose.... Je suis l'ami d'Armand, il est vrai; mais quelque intérêt que je lui porte, je ne
voudrais pas Et tenez, ne m'en croyez pas; ce
Montbrun qui va venir vous demande»' à dîner, et que nous attendons, le connaît très-particulièrement; ils ont fait je ne sais combien d'affaires ensemble : interrogez-le.
DURMONT.
Oui certainement je l'interrogerai ; mon dessein était déjà de prendre des renseignements sur ce jeune homme : mais si ce que vous me dites est vrai , vous m'aurez rendu un grand service. Ignorant ses principes et sa conduite , j'étais sur le point
MALINVAL.
De le congédier ! je m'applaudis d'avoir parlé à temps , pour empêcher une rupture qui eût été fatale à tous deux. Ah çà ! tout est conclu , si les informations
DURMONT.
Pas tout-à-fait encore. Pardon, il faut que je vous quitte.
MALINVAL.
Oh ! liberté , liberté tout entière. Je ne suis pas comme ce Lambert , qui ne sait pas quitter les gens ; moi , je ne les cherche que pour leur rendre service à eux et aux autres ; et quand notre affaire est finie , adieu , je les rends à eux-mêmes.
3i4 LES VOISINS.
durmoït, à part.
Se pourrait-il que je me fusse trompé à ce point sur
ce jeune homme ? Je ne suis pas fâché que Montbrun
vienne dîner avec nous. Oh ! il n'a pas encore épousé
ma fille ! (A MalinvalS) Sans adieu, mon cher voisin.