‹ ŒuvresChapitre 233 sur 345 · M A LOVA L · texte numérisé non relu

M A LOVA L

Très-bien composée. Cela rapporte beaucoup.

DURMONT.

Mais vous moquez-vous de moi ?

MALINVAL.

Permettez donc, mon cher voisin, il me semble que, lorsque je dis une chose.... Je suis l'ami d'Armand, il est vrai; mais quelque intérêt que je lui porte, je ne

voudrais pas Et tenez, ne m'en croyez pas; ce

Montbrun qui va venir vous demande»' à dîner, et que nous attendons, le connaît très-particulièrement; ils ont fait je ne sais combien d'affaires ensemble : interrogez-le.

DURMONT.

Oui certainement je l'interrogerai ; mon dessein était déjà de prendre des renseignements sur ce jeune homme : mais si ce que vous me dites est vrai , vous m'aurez rendu un grand service. Ignorant ses principes et sa conduite , j'étais sur le point

MALINVAL.

De le congédier ! je m'applaudis d'avoir parlé à temps , pour empêcher une rupture qui eût été fatale à tous deux. Ah çà ! tout est conclu , si les informations

DURMONT.

Pas tout-à-fait encore. Pardon, il faut que je vous quitte.

MALINVAL.

Oh ! liberté , liberté tout entière. Je ne suis pas comme ce Lambert , qui ne sait pas quitter les gens ; moi , je ne les cherche que pour leur rendre service à eux et aux autres ; et quand notre affaire est finie , adieu , je les rends à eux-mêmes.

3i4 LES VOISINS.

durmoït, à part.

Se pourrait-il que je me fusse trompé à ce point sur

ce jeune homme ? Je ne suis pas fâché que Montbrun

vienne dîner avec nous. Oh ! il n'a pas encore épousé

ma fille ! (A MalinvalS) Sans adieu, mon cher voisin.

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