‹ ŒuvresChapitre 277 sur 345 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

prendre votre voix un peu moins dans le dessus ; comme à vous, cher conducteur, de jurer un peu moins fort , cela m'empêche de calculer mes effets ?

DERVILLE

Et vous, messieurs, vous serait -il possible de me laisser causer tranquillement avec mon ami ; comme à toi , cher Pavaret , de songer que nous n'avons qu'un instant à rester -ensemble?

PAVARE T.

Eh! la, la, ne te fâche pas.

SAINT-HILAIRE

Vous avez à parler d'affaires ? Eh ! que ne le disiezvous? Au fait, je puis répéter ailleurs; sur les bords de l'Yonne, par exemple; ils sont délicieux et vous inspirent une tendre mélancolie.

ROUGE AU

Cela ne se conçoit pas , un retard comme celui-là !

Eh bien! voyons. De quoi te plains -tu? Monsieur songe à son rôle, le conducteur à ses chevaux, toi à ton amour, moi à mes clients. Chacun s'occupe de son affaire , et croit que tout le monde doit s'en occuper comme lui : rien de plus naturel.

ROUGEAU

Ne vous impatientez pas. Je cours au-devant deux. Oh! nous regagnerons le temps perdu; et je vous réponds que nous coucherons demain à Dijon.

Il sort. )

378 LE COLLATERAL.

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