‹ ŒuvresChapitre 289 sur 345 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

DERVILLE, PAVARET.

DERVILLE

Eh bien ! mon ami , les relais sont arrivés. Tandis

39o LE COLLATÉRAL.

que les deux conducteurs renouent connaissance au cabaret, j'accours pour t'avertir.

Et moi j'ai tout mon plan dans ma tête ; ce n'est qu'en faveur de l'héritage que Montrichard donne sa nièce à Lasaussaye. Ce Lasaussaye n'hérite que comme collatéral ; c'est même dans la crainte d'un héritier direct qu'il veut terminer en un tour de main les affaires de la succession. Il ne nous connaît pas, il ne nous a pas vus, puisqu'il est entré de nuit dans la voiture.

DERVILLE

Mais un moment, un moment donc. Tu parles de collatéral , de succession , d'héritier direct ; ne va pas m'embarquer dans les affaires.

PAVARET.

Quoi! tu crains les procès avec un avocat? C'est comme si je craignais les voleurs avec toi , capitaine.

DERVILLE

Mais comment venir à bout de tes grands desseins ; la diligence va partir.

PAVARET-

Eh ! vraiment c'est ce qui m'embarrasse ; mais n'y aurait-il pas moyen.... Le comédien et sa femme ne sont pas pressés ; le conducteur est un bon homme , ivrogne et intéressé ; avec de l'argent et du vin nous en ferons ce que nous voudrons.

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