‹ ŒuvresChapitre 295 sur 345 · UN BOUQUET A LA MAIN · texte numérisé non relu

UN BOUQUET A LA MAIN

MONTRICHARD

Entrez, entrez, mon cherLasaussaye. C'est ma nièce, mon ami , que j'ai l'honneur de vous présenter.

LASAUSSAYE.

Mademoiselle , il est certainement bien doux pour moi de pouvoir prétendre , grâce à la faveur de la jeunesse, et du titre que je voudrais.... non pas par intérêt , mais par amour , vous faire partager , en raison des délices , et d'un bonheur qui rien ne pourra jamais altérer.... Enfin , mademoiselle, votre oncle a dû vous dire dans quel espoir j'ai fait le voyage de Villeneuvesur- Yonne à Joigny.

MONTRICHARD

Fort bien , mon cher Lasaussaye ; répondez donc , ma nièce?

^CONSTANCE

Croyez , mon cher oncle , que je sais apprécier comme je le dois les sentiments et les compliments de M. de

LASAUSSAYE.

Ah! mademoiselle, quelle reconnaissance !..,

CONSTANCE

Un moment, monsieur; vous ne m'en devez peutêtre pas tant que vous le pensez....

lasaussaye , présentant son bouquet à Constance. Daignez donc accepter ces fleurs , symbole touchant.

CONSTANCE

Permettez -moi de les refuser. Oui , monsieur; je connais votre espoir , et j'ai fait connaître à mon oncle jusqu'à quel point je suis en état d'y répondre. Je souhaite qu'on ne me force pas à m'expliquer plus franchement; mais je répète tout haut devant vous , à mon oncle , que ma résolution est prise , et qu'elle est inébranlable. (Elle sort.)

MONTRICHARD

L'impertinente!

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