SCENE XII
MONTRICHARD, PAVARET, DER VILLE, madame SAINT-HILAIRE , ANDRÉ.
ANDRÉ
Tenez, tenez, madame; sont-ce là les personnes que vous demandez ?
MADAME SAINT-HILAIRE
Précisément, ce sont elles. Eh bien! monsieur l'avocat , il faut donc que je vienne vous chercher jusqu'ici ! monsieur est sans doute le maître de la maison? Mille
4âb LE COLLATÉRAL.
pardons, si je m'introduis aussi librement chez vous ; mais en vérité cela est inconcevable : le conducteur s'impatiente , la diligence va partir.
PAVARET.
La diligence va partit... .
M OITT RICHARD.
Qu'est-ce que c'est que cette dame-là ?
PAVARET.
C'est une très-aimable dame, docteur; une artiste dramatique , pleine de talents , bien en état de jouer plus d'un rôle.... Oh! oui. (A part.) Mais quel trait de lumière !... ( A part a Derville et a madame Saint- Hilaire.) Nous sommes sauvés, si madame le veut. {Au docteur.) Mille pardons de vous avoir importuné si long-temps , docteur. (Haut a Derville. ) Après ce qui vient de se passer , monsieur , rien de commun désormais entre nous. (Bas a Derville. ) Suis-moi. ( Haut au même.) Ne me suivez pas. (A madame Saint- Hilaire en V emmenant.) Venez , venez , belle dame. madame SAi?fT-HiLAiRE,e« s'en allant.
Il est vraiment original.
(Elle sort avec Pavaret.) moivtrichard, a Derville.
Pourriez-vous bien m'expliquer....
DERVILLE
Ma foi , expliquez-le-moi vous-même ; car , dans tout ce qu'il m'a dit , je ne vois.... Votre très-humble serviteur, docteur. . (Il sort.)
MONTRICHARD
Mais écoutez-moi donc! écoutez-moi donc! Le voilà parti. Quelle singulière aventure ! Suivons ces gens-