‹ ŒuvresChapitre 327 sur 345 · ACTE IV, SCENE Vil. 'p · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE Vil. 'p

Je me garderai de lui faire paraître le moindre doute; mais je serais un véritable innocent, en supposant que je la trouvasse à mon gré, d'en venir à la conclusion, et de rompre avec la nièce du docteur sans avoir des preuves aussi claires que le jour. Elle est ma cousine , ou elle ne l'est pas. Il y a mille accidents qu'il faut prévoir ; car enfin je voudrais ménager les deux femmes de façon que l'une au moins ne pût me manquer.

PAVARET.

Malheureusement vous ne pouvez les épouser toutes les deux.

LASAUSSAYE.

Non, mais je puis retourner chez Montrichard , continuer à faire ma cour à la nièce , rassurer le docteur sur cette héritière, lui bien cacher qu'elle est à Joigny. Vous cependant qui offrez si généreusement de me rendre service....

PAVARET.

Qui m'en fais un devoir.

LASAUSSAYE.

Vous pourriez voir cette Américaine , la préparer à ma visite, la pressentir sur ses projets, sur mon amour, et moi , quand j'aurai bien calmé le docteur, je reviens achever votre ouvrage. Gardez-vous bien sur-tout de lui parler de mes engagements avec la nièce du docteur.

PAVARET.

Ce serait tout perdre.

LASAUSSAYE.

Ce n'est pas l'intérêt qui m'anime ; mais je m'étais accoutumé à regarder les biens de mon oncle

comme devant m'appartenir , et je tiens à mes habitudes. Annoncez-moi, disposez-la en ma faveur; je cours chez Montrichard. (Il sort.)

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