‹ ŒuvresChapitre 35 sur 345 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DORLIS, FLORIMON.

DORLIS.

Mais dis-moi donc quelle est ton intention en te faisant passer ici pour ce La Mortillière?

FLORIMON.

De te faire épouser ta chère Sophie ; aie toujours les veux fixés sur moi ; fais exactement tout ce que je te recommanderai; dans deux heures elle est à toi.

DORLIS.

Mais si le futur , le véritable La Mortillière arrivait dans cet intervalle?

FLORIMON.

Point d'inquiétude; je l'ai envoyé promener pour long-temps avec Victor , du coté des ponts.

Je ne sais si je dois consentir....

FLORIMON.

Encore des scrupules ! veux-tu que je l'épouse à ta place ?

DORLIS.

Non, parbleu!

FLORIMON.

Tu n'as qu'à parler. Ce n'est pas là ce qui m'inquiète. C'est ce valet du véritable La Mortillière qui est dans la maison , qu'on va m'envoyer , et qui , à coup sûr, ne me prendra pas pour son maître ; dans le premier moment, moi, je n'ai pas pensé à ce nigaud de valet, à qui moi-même j'ai enseigné la maison. Aide-moi donc à m'en débarrasser. Le voilà.

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