‹ ŒuvresChapitre 4 sur 345 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

ments et toutes les jolies femmes de l'Europe , visité toutes les bibliothèques, désolé tous les maris; nous serons pris par des corsaires , nous nous introduirons dans quelque sérail ; nous enlèverons une demi-douzaine de sultanes ; enfin , comme Joconde et le roi des Lombards, on pourra voir sur notre liste, à notre retour, des belles de tous les pays, de toutes les couleurs, de tous les états; mais jamais d'attachement sérieux, point de ces passions exclusives qui vous attristent le cœur; nous donnerons, s'il se peut, aux femmes des leçons d'inconstance; tels étaient tes discours, c'étaient là des projets dignes de nous : mais point du tout, au premier pas te voilà pris , te voilà amoureux comme un roman. Tu devrais mourir de honte!

DORLIS.

J'ai vu Sophie, et tous mes projets se sont évanouis,

FLORIMON.

Et ce pauvre petit victor, notre jockey, notre postillon, notre ami plutôt que notre valet, plein d'esprit, plein de feu, à qui nous devions montrer, toi le dessin, moi la musique , dont nous devions faire un grand homme! Le voilà donc arrêté dans sa carrière?

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