ACTE III, SCENE VI
Où en voulez-vous venir avec toutes les balivernes que vous nie contez?
LA MORTILLIÈRE.
Ne le prenez pas sur un ton si haut , s'il vous plaît ; je sais me contenir le plus souvent; mais quand une fois je m'échappe....
MADAME DERCOUR.
La dispute me paraît bien échauffée.
FLORIMOJV.
C'est pour cela qu'il faut nous retirer; laissons -lui le temps de se calmer.
LA MORTILLIÈRE.
Au surplus, ce n'est pas à vous que j'ai affaire.
RICARD
Eh! pourquoi donc en ce cas-là vous adressez-vous à moi?
C'est à madame Dercour.
RICARD
\ madame Dercour?
madame dercour, s 'approchant.
Qu'est-ce que vous dites? à madame Dercour?
RICARD
Ah! c'est vous, madame; vous ne pouviez pas vous trouver là plus à propos. Tenez, la voilà madame Dercour ; expliquez-vous avec elle , et de grâce laissezmoi en repos.
LA MORTILLIÈRE.
Ah! je vous trouve donc enfin, madame Dercour. Pourriez -vous me dire d'abord pourquoi vous laissez prendre à cet homme -là un ton d'autorité dans votre maison ?