‹ ŒuvresChapitre 85 sur 345 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

fait là-dessus le drame le plus touchant. Eh bien! mes camarades n'ont jamais voulu le jouer; l'envie est une cruelle chose : ce n'est pas pour votre cousin que je parle , le plus galant homme, le plus beau talent, un peu trop de chaleur quelquefois ; mais c'est un beau défaut. Pour en revenir à mon drame , si vous allez à Beaugenci , j'aurai le plaisir de vous en faire lecture ; c'est une bagatelle, cinq petits actes de six cents vers chacun; et si de là vos affaires vous conduisent à Paris, vous aurez bien la complaisance de le présenter vous-même au Théâtre Français ; je vous donnerai des lettres poiu quelques-uns des premiers artistes, avec lesquels je suis en correspondance , qui m'estiment beaucoup , quoique pourtant ils m'aient empêché de débuter , pour cause. Mais vous parlez si bien , qu'on ne se lasse pas de vous entendre. J'oublie mes camarades auprès de vous : au revoir ; bien enchanté d'avoir fait la connaissance d'un aussi galant homme. {Il sort.)

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