‹ Œuvres littérairesChapitre 234 sur 262 · XV. — Le Patrocle · texte numérisé non relu

XV. — Le Patrocle

1845. V. Jen‘ 1.

XVI — Le Brigand calabrais.

1845. — Huile. H. 1,12. L. 0,70,

Ce sujet avait été traité à Rome en 1855. L'artiste, à propos de ce premier tableau. écrivit ceci :

«© Un beau soir, je me promenais, un peu éloigné des murs de la ville. Je contemplais ce beau soleil dorant les montagnes et les bois ; le calme qui régnait dans ces beaux lieux n'était interrompu que par le doux chant des oiseaux qui saluaient les derniers rayons de Phæbus ; le silence de la campagne, les fleurs et la molle verdure qui ployait sous mes pas, {out n'invitait à goûter la douceur du repos, lorsque tout à coup je me sens saisi par le collet, et une voix de tonnerre me crie : «Arrête, la bourse ou la vie ». Je me retourne ayec précipitation et vois avec effroi le canon d’un fusil dirigé sur ma poi-

trine, « Arrête, lui criai-je avec fermeté, je ne suis pas Anglais, je suis artiste peintre, je

n'ai jamais d'argent en poche que pour mes modèles. Or, comme je te fronve un fort

bon modèle de scélérat, fais-moi le plaisir de rester un instant dans cette position, et mon argent ne sera point perdu ». Le brigand sourit et parut goûter la proposition. Je me mets à le croquer, mais je n’ai pas plutôt achevé le buste que le scélérat s’élance sur moi avec fureur, je réplique par un coup de poing terrible et saisit son arme qu'il tâche de dégager de mes mains; trois fois je la tourne, retourne avec une violence incroyable, trois fois il essaie à son tour de l'arracher de mes mains sans pouvoir me faire lâcher prise. Je trébuche, il échappe, je m'élance de nouveau sur lui et le prends par le milieu du corps. Je fus bien étonné de ne presser que l’oreiller de mon lit; il était huit heures du matin, j'avais bien dormi et, comme vous voyez, assez bien rêvé... Je m'éveillai donc tout étonné et je pris la résolution de faire le portrait de ce brigand. » (Lettre de l'artiste à un parent, Rome, 1833.)

XVIT, — Deux jeunes filles, ou la belle Rosine.

1847. — Huile. H. 1,40 L. 1,00. — Exp. de Gand, 1847.

Deux jeunes filles! où est la seconde? La seconde est cet assemblage d'ossements que vous voyez pendus à la muraille….

On peut dire ici les plus belles choses sur le mérite de l'invention, du dessin, du coloris. Cela prête à la description la plus poétique. Ne pas oublier la délicatesse du fini. A cette occasion parler des différentes

manières d'exécution du peintre.

XVII, — La Fuite en Egypte.

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