RTS IV ET TUE
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L'Observateur du 9 septembre dit : Les draperies ne sont pas toujours heureuses
L'Observateur An 9 septembre dit, en parlant du Godefroid de M. Wau- Lers : Cette Loile accuse un progrès dans la manitre du peintre.
L'Emancipation Qu 4 septembre dit : M. Waulers est resté stationnaire !
Le Globe du 26 août dit du Zasare de M. Navez : La figure du Christ manque de grandeur et de cette poésie profonde sans laquelle on ne pouvait aborder un pareil sujeL.
Le Commerce Belge du 13 août dit
: Les lignes de la figure du Christ sont nobles ; «
€ visage est empreint de majesté, de confiance et de sérénité. Le même numéro de ce journal dit encore : La tire Sorlant du tombeau est d'un dessin, d'une expression, d'une couleur irréprochables.
Le Globe du 26 août dit : Le Lazare semble sortir d'un sac plutôt que d'un tombeau. Nous reprochons à M. Navez tes chairs molles, cette fr cheur efféminée qu'il semble aMectionner, mais qui che d'un tombeau est au moins déplacée.
aî-
Z un homme sortanl
L'Observateur du 12 septembre dit, en s'adressant à M. Hunin pelites filles ne sont pas des peliles filles, ce sont des 16 ans; grossissez-leur la Lête sans augmenter le Corps.
Le Commerce Belge du 13 septembre dit :
rect et distingué,
Vos demoiselles de
Son dessin est toujours cor-
Le Globe Au 1% septembre dit, en parlant du tableau de M. Vieillevoye : Les éloffes sont riches, moelleuses, et d'un faire hardi.
Le Commerce Belge Au 13 septembre dit : On désirerail que l'artiste éviläl la monotonie dans sa manière de peindre les éloffes.. Il nous semble voir des éloffes seulptées en marbre et enduites de couleur,
L'Emancipalion du 4 septembre dit, en parlant de la Dibutade de P. Van Brée: Quelcharme dans la figure du jeune homme. et quelle purelé dedessin!
Le Commerce Belge du 31 août dit : Le corps du jeune homme est un peu fort en proportion de la tête; puis, le sein de la jeune fille et l'épaule ne sont pas non plus irréprochables.
Le Globe du 11 septembre dit, en parlant de la Révolte de l'Enfer”. Cette avalanche de bras et de jambes sans grandeur comme sans pensée..
Le même journal du à septembre avait dit : Le groupe de gauche a des parties dignes de Rubens.
Le Commerce Belge du 18 septembre dit, en parlant du tableau de M. Leys : Mellez à côlé de ses tableaux des Ostade, des Metzu, des Terburg, ele., el alors vous distinguerez tout l'éclat de son originalité.
L'Émancipation du 24 septembre répond : Quant à l'éclatante originalité de M. Leys, nous l'avons en vain cherchée.
Le Commerce Belge du 18 septembre dit encore : Les ouvrages de Leys peuvent marcher de pair avee les belles productions des grands maîtres.
L'Émancipation Au 24 septembre répond : Nous sommes fâché de ne pouvoir meltre M. Leys au rang de ces excellents artistes.
L'Émancipalion du 8 septembre dit, en parlant de la Françoise de Rimini de M. Decaisne : Les éloffes de la femme sont traitées de main de maflre.
Le Globe du 9 août di : Les draperies de ce tableau sont raides, lourdes el lourmentées.
L'Emancipation du 8 septembre dit encore du même tableau : La couleur de ce tableau est vraie et forte.
L'Observateur Au 12 septembre dit : Le tableau péche d'abord par Ja couleur. À
L'Émancipation du 8 septembre dit, en parlant du portrait de M. Gallail : La main droile est digne de Van Dyck.
Le Globe du 6 août dit : Nous reprochons à M. Gallait de n'avoir pas soigné les mains... 11 y a une main qui ressemble à une serre de vantour.
* Par Wiertz.
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La crainte d'abuser de la patience du lecteur me force à terminer ici ces cilations. Qui a tort ? Qui a raison? Je crois que le lecteur sera fort embarrassé de répondre à cette question. Que serait-ce, grand Dieu! si tout le monde faisait des feuilletons.
Je ne puis n'arrêler, sans exprimer iei à ceux de mes confrères qui cherchenl avee constance les secrels de nos grands maîtres, combien je fais de vœux pour que tant de nobles efforts soient un jour appréciés. Bien des luttes, bien des déboires, je le sais, les attendent dans celte carrière difficile : la mode et le mauvais goût des prétendus protecteurs des arts sont souvent des obstacles presqu'impossibles à surmonter. Cependant, ne nous
plaignons pas : depuis quelques années, le retour vers les grands maîtres s'est fait sentir d'une manière bien sensible : Rubens, Titien, l'école hollandaise, je dirai plus, le véritable sentiment du dessin des maîtres d'Italie, se sont fait jour à travers l'atmosphère d'erreurs où nous avait plongés le siècle pa
é. Profilons de ce moment de réaction, puisqu'il est favorable aux progrès de l’art. Dans vingl ans peut-être, son règne sera passé. \ppelons-nous léujours que les œuvres qui ont été Le plus constamment adnirées des siècles peuvent être regardées comme les meilleurs modèles : qu'il est absurde el même dangereux d'imiter, comme le font certaines ens, les premiers essais de l'art. Oublions, s'il se peut, la sécheresse d'Albert Dürer
el tous les lâlonnements de cette époque. On a fait mieux depuis, el eette perfection, approuvée par le temps, ne nous permet plus aujourd'hui de reculer devant le sentier sûr et lumineux qu'elle nous a tracé. Selon moi, ce serait aussi déraisonnable de nous en éearter, qu'il serait ridicule aujourd'hui de rétablir l'usage de la flèche et de la lance, quand nous avons la poudre el le caron; de nous faire lentement voiturer sur les vieilles routes quand nous pouvons voyager en chemin de fer. Nos artistes belges, il fantle dire, se sont opposés comme une digue non seulement à l'invasion de cette lendance vers l'imitalion des premiers es
is de l'art, mais encore à limitation des maîtres du quatrième et du cinquième ordre. Ils ont compris que Rubens et Tilien valaient mieux que Murillo, Velasquez où Salvator-Rosa; que Raphaël et Michel-Ange étaient des maîtres bien préfér
ables à ceux de l'école espagnole et de l'école francaise. Honneur done à la Belgique! Elle possède des arlistes qui ramèneront, il faut l'espérer, les temps renommés de la grande et bonne peinture. Déjà bien peu de contrées, j'ose le dire, nous fourniraient des tableaux modernes où les qualités du dessin, de la couleur, du elair-obseur, brillassent(
à un aussi haut degré de perfection que dans lestoiles de Wappers, Gallait,
de Kevser, Mathieu, Wauters, de Biefve et Decaisne. Où trouverons-nous, exceplé en Allemagne, le dessin châlié de Navez, les compositions savantes el gracieuses de P. Van Brée? À tous ces noms qui honorent la patrie de Rubens, on doit ajouter encore ceux de Verbocckhoven, Leys, Robbe, Jacob Jacobs, Van Eyken, de Block, Slingeneyer, Vicillevoye, Génisson, Duwée, Cremer, Hunin, Van Rooy, Van Ysendyek, et lant d'autres qui m'échappent dans le moment.
Après avoir rendu justice aux artistes, l'auteur de cette brochure se permet de dire un mot sur son compte. Ce n’est point de ses ouvrages qu'il sera ici question; mais, à l'exemple de beaucoup de gens, il veut parler de l’homme à propos de ses œuvres.
L'auteur croit done fermement que, si l'on a fait de lui un orgueilleux, un ambitieux, un homme vain, rempli d'amour-propre, c'est : 1° que dans tout ce qu'il dit, dans tout ce qu'il fait, il a trouvé lui-même le secret de blesser l'amour-propre de beaucoup de gens; 29 qu'il n'a point l'habitude de louer pour être loué, d'admirer pour être admiré, et qu’en un mot, il ne à toutes les ruses de la flatterie et de la fausse
veut point avoir recours modestie, pour se faire des amis et des approbateurs. Son système à lui est
tout à fail opposé à ces roueries-là, et il tient que les hommes qui se consacrent aux beaux-arts ne sauraient trop s'environner d'ennemis. Nos
ennemis sont les véritables amis de notre avenir : ils veillent sans cesse isons mal, ne nous flaltent
nos défauts, ils nous corrigent quand nous f: jamais quand nous faisons bien. Nos ennemis, en un mot, sont comme les valets de notre renommée : ils nous servent comme de marche-pied pour nous grandir el nous élever.
L'auteur done prévient ceux à qui ses manières d'agir paraissent étranges,
que son vœu le plus cher est de soulever contre lui les hommes vains et orgueilleux, et que, s'il n’est ni humble ni flatteur, c'est qu'il sait que c'est là le moyen le plus sûr de blesser l'amour-propre de ces hommes, les plus propres à devenir des ennemis utiles.
L'auteur finit en souhailant vivement que celte dernière provocation, adressée à toutes les susceptibililés orgucilleuses, lui amène des ennemis
aussi nombreux que les grains de sable de la mer.
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