‹ Œuvres littérairesChapitre 3 sur 28 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

tion, sous le titre de Voyage à Montbard ; il restitua d'après le manuscrit un important fragment que nous lui avons emprunté. L'édition de 1829 par Noëllat est tronquée; celle de M. Aulard, en 1890, chez Jouaust, précédée d'une préface, est épuisée. Le Parallèle de J.-J. Rousseau et de M. de BuFFON, qu'Hérault soumit malicieusement à l'appréciation de Buffon, figurait en note dans la Visite, Il fut en même temps édité à part et, cette fois, l'auteur y mit son nom.

Hérault de Séchelles s'est livré tout entier dans le Codicille politique et pratique d'un jeune habitant d'Epone, publié dans les derniers mois de 1788. C'est un recueil de pensées ingénieuses et d'un tour énergique gâtées quelquefois par le maniérisme et l'obscurité. Il fut rédigé à la suite d'un (( assaut d'idées » qu'Hérault provoqua dans son château d'Epone, en présence du philosophe Antoine de Lassalle, qui en a reproduit Tannée suivante un chapitre (la théorie

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du charlatanisme) dans ^d. Mécanique morale. Le Codicille traite assez cyniquement de l'art de parvenir et du culte du moi ; il effraya la famille de Tauteur. L'édition fut anéantie sans avoir eu le temps de se répandre. Nous en possédons un exemplaire, qui, d'après Quérard, serait peut-être unique; nous en avons suivi le texte, et non celui de la réimpression très fautive qu'en a faite Salgues en 1802, d'après une copie, sous ce titre : Théorie de F ambition.

Les Réflexions sur la déclamation et le fragment Sur la conversation, composés vers 1789, parurent en 1795 dans le Magasin encyclopédique, t. II, p. 118, ainsi que les Pensées et Anecdotes, qu'on trouvera à la fin de ce volume. Millin les joignit à son édition du Voyaqe à Montbard, Hérault est le seul orateur de la Révolution qui nous ait laissé une technique de son art ; il l'avait empruntée au théâtre et au barreau. Ses Réflexions sur la déclamation sont un pendant du discours de Rufîon sur le style. Son

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éloquence fut aussi pompeuse que sa prose était simple et naturelle.

On avait négligé jusqu'ici les Détails sur LA SOCIÉTÉ d'Olten, dont la Bibliothèque nationale possède heureusement un exemplaire, qui ne figure pas au Catalogue. L'ouvrage est anonyme, mais Tauthenticité n'en est pas douteuse ; Tauteur Ta signé dans le texte d'un jeu de mots. Il peut prendre place, pour la verve et la malice, à côté de la Visite â Buffon. Hérault le publia dans les dernières semaines de 1790, en revenant d'un voyage en Suisse, où il comptait beaucoup d'amis; à son usage, il se moqua d'eux.

Dans I'Eloge d'Athanase Auger, le célèbre traducteur de Démosthène, qui avait fait d'Hérault de Séchelles un excellent helléniste, on verra comme celui-ci savait fleurir sa prose, choisir ses épithètes et jouer de la flûte, même au bruit des combats et sur le tombeau d'un ami. Sous couleur d'admirer Démosthène, il s'y loue lui-même. Cet Eloge fut lu à la séance publique de la

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Loge des Neuf-Sœurs, le 25 mars 1792, et imprimé ensuite.

Notons enfin que Barbier et Quérard ont faussement attribué à Hérault le Discours pour la distribution des prix de F Ecole royale gratuite de dessin de la ville de Troyes, prononcé dans la grande salle de V hôtel de ville ^ le ^septembre 1788, par Vabbé de Champagne,,, Troyes, 1788. Il suffît de lire ce discours, qui est à la bibliothèque de la ville de Troyes, pour voir qu'il est de Tabbé de Champagne. Peut-être Hérault était-il Fauteur des huit cahiers sur le gouvernement et la constitution de quelques villes de Hollande, du discours sur la liberté, des lettres sur les femmes, sur Thistoire, du dialogue intitulé Simon ou des Facultés de Fâme, manuscrits qui figurent au catalogue pour la vente de sa bibliothèque. Les Souvenirs d" Hérault à Lavater, parus à la fin de 1793, sont perdus.

Nous n'avons pu trouver la trace des manuscrits d'Hérault de Séchelles. Seul, celui de la constitution de 1793, dont il est le

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