LIVRE II, CHAPITRE Y II
être perpétuel dans ses dernières volontés et
ses dispositions testamentaires («).
Le père de famille a le pouvoir de manifester sa volonté par des lois ou ordres, et de les faire exécuter; mais comme il n'est que le ministre immédiat de la Divinité, pour la reproduction et la conservation des êtres , il ne peut porter des lois que comme des conséquences naturelles des lois fondamentales, ni employer les personnes et les propriétés de la famille que pour des fins de reproduction et de conservation.
Le père de famille sera honoré^ c'est-àdire aimé et respecté, et ses volontés obéies comme celles de Dieu, dont son pouvoir émane, lorsqu'elles ne sont pas évidemment contraires à des lois d'un ordre supérieur à l'ordre domestique.
La mère de famille participe du pouvoir domestique, dont elle est fanent nécessaire ou le moyen naturel. Son autorité est non égale v mais semblable à celle de son. époux, el lui est subordonnée; elle est inamovible , parée que
ri LÉGISLATION PRIMITIVE,
le lien conjugal est indissoluble. La séparation de corps et de biens, qui suspend l'exercice de son autorité , ne peut lui en ôter le caractère (b).
La mère de famille sera honorée comme le père , et ses ordres respectés comme ceux de son époux.
Les enfans n'ont dans la famille que des devoirs à remplir, et ils sont toujours mineurs ou sujets dans la famille, même alors qu'ils sont majeurs dans l'Etat (c).
Les devoirs des enfans sont ^honorer leurs parens , ou ceux qui les représentent , et de leur obéir en tout ce qui n'est pas évidemment contraire à des lois d'un ordre supérieur.
Les parens ascendans, à raison de leur proximité du père et de la mère, participent du pouvoir domestique , et les enfans leur doivent à tous , dans la même proportion , honneur et déférence.