‹ ŒuvresChapitre 45 sur 186 · LIVRE II, CHAPIT1B l · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPIT1B l

l'homme , et l'homme ne trouve sa perfection que dans la société , puisqu'il ne trouve que dans la société la lumière qui éclaire son ignorance, et la règle qui redresse ses penchans. Ils, veulent que la société soit volontaire et le produit d'un contrat, et la société est obligée, et le résultat d'une force, soit de la force de la persuasion, soit de la force des armes-, car Orphée étoit un conquérant comme Alexaudre. Ils veulent que le pouvoir ait reçu la loi du peuple, et il n'existe pas même de peuple avant uu pouvoir, et des hommes qui délibèrent sur une proposition ont déjà reconuu le pouvoir au moins d'un orateur, et en ont reçu la loi. Ils veuleut que le pouvoir soit conditionnel, et le pouvoir D'est conditionnel qu'à l'égard de Dieu dont il émane; car, s'il étoit conditionnel à L'égard des hommes, il ne seroit plus leur pouvoir, niais leur sujet, ou tout au plus leur ministre, leur instrument. Us veulent cjue les hommes aient cédé une portion de leur liberté, de leur pouvoir, etc., et les hommes n'ont rieu cédé que la faculté de se détruire, qui n'est pas une liberté, et la puissance <1< se nuire, qui n'est pas un pouvoir. La liberté

est même mieux assurée, parce qu'elle est mieux téglée, et le pouvoir plus absolu, parce qu'il est moins arbitraire.

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