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AVERTISSEMENT

Nous avons considéré, dans la première partie de cet ouvrage, par les seules lumières de la raison, la législation fondamentale de la société, qu'on peut regarder comme la cause de son existence. Nous allons traiter historiquement dans cette seconde partie, du moyen m cessaire et naturel de sa conservation, ou du ministère public, que l'on appelle sacerdoce dans l'Eglise, et service civil et militaire dans l'Etat.

Nous le considérerons en France seulement, parce que l'histoire en est |>!u^ familière à nos lecteurs, el aussi parce que les ordres ou (-lasses de citoyens de* voués au .service publie avoieui retenu

a4o AVERTISSEMENT,

en France plus que partout ailleurs l'esprit et les devoirs de leur profession.

Mais il ne peut être question ici que de la France ancienne, et l'auteur n'est que l'historien des temps passés, ou, si l'on veut, l'antiquaire qui étudie les ruines des monumens anciens.

Lorsqu'on traite de la société, du pouvoir et de ses fonctions d'une manière aussi générale, aussi abstractive des hommes et des circonstances que je l'ai fait dans mes écrits politiques, on ne peut, sans une extrême injustice, être taxé d'intentions et d'allusions. Sans doute, il faut dire la vérité; mais il n'est nécessaire de publier que les vérités nécessaires ou générales, celles qui donnent la connoissance des êtres et de leurs rapports. Les vérités sur les individus, toujours mêlées d'erreur et de précipitation,

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