‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 126 sur 180 · SOUVENIRS INTIMES · texte numérisé non relu

SOUVENIRS INTIMES

Lorsque j'étais élève du collège d’Arbois, les mots École Normale rayonnaient déjà magiquement devant mon esprit. Le souvenir du.

physicien Pouillet, qui était parti de Franche-Comté pour entrer à … l’École Normale et était devenu membre de l’Institut, avait mis dans

ma tête un grain d'ambition. Mon père, plus modeste, du fond de sa | petite tannerie qu'il avait transportée de Dole à Arbois, rêvait dans ses projets d'avenir ma nomination de professeur de mathématiques au collège communal d’Arbois. C'était dans sa pensée le but suprême de l'éducation libérale qu’il m'avait donnée, au prix de durs sacrifices. - Aussi, lorsqu’en 1843 je lui adressai ma première lettre de normalien,

datée de ma première étape dans la vie universitaire : « Parvenu où tu.

es, me répondit-il, ton ambition devrait être mille fois satisfaite. ». Dans une seconde lettre du mois de novembre, il m'écrivait : « Les — détails que tu me donnes sur la façon dont vous êtes dirigés dans vos études me font plaisir. Tout y paraît ordonné de manière à y faire des sujets distingués. » Et il ajoutait avec un mélange d’enthousiasme, de patriotisme et de reconnaissance paternelle : « Honneur à ceux qui ont fondé cette École ! »

Elle ne payait cependant pas d'apparence et ne ressemblait guère, mes chers camarades, à celle que vous habitez aujourd’hui. I avait fallu la soutenir par des étais, cette vieille demeure de la rue Saint- Jacques. Tout menaçait de s’effondrer. Notre directeur, qui n’habitait pas l’École, en prenait philosophiquement son parti. Mon cher camarade et compatriote Chappuis se rappelle aujourd’hui encore avec indigna-. tion que nous n’avions ni infirmerie, ni cuisine. C'était le lycée Louis-

le-Grand qui se chargeait de notre nourriture. On nous apportait les ".

plats quand tous les lycéens étaient servis. L'enseignement supérieur était à la merci de l’enseignement secondaire. Mais dans ce milieu si sombre et si triste, que ce fût dans la cour ombragée de vieux syco-

1. In : Le Centenaire de l'École Normale, 1793-1895. Paris, 1895, Hachette et C:e, p. 477-480 {avec portrait).

mores, à travers les salles obscures qui n'étaient éclairées que par la lumière du nord, au fond de ces laboratoires dont pas un collège com- mumal ne se contenterait aujourd’hui, cireulait un mouvement d'idées, une ardeur au travail qui, après plus de cinquante ans, me donnent encore la fièvre. Les jours où J.-B. Dumas faisait son cours de chimie à la Sorbonne, nous étions impatients, de courir vers l’amphithéâtre que remplissaient sept ou huit cents personnes. Le premier banc était réservé aux élèves de l’École Normale. J'écoutais, j'applaudissais, je sortais de chacune de ces leçons l'esprit tourné vers de vastes projets. . Le maître de conférences à l’École, le prédécesseur de Balard, nommé | Guérin, calmait cet excès d’ imagination. C'était un industriel que des influences politiques avaient favorisé, disait-on, pour lui faire obtenir ce titre. Il préparait de son mieux des leçons qui lui devenaient difficiles . à continuer dès qu’il sortait de son domaine spécial des produits chi- miques. J'étais inquiet, parfois mécontent d’un aperçu trop rapide, d’un problème écourté. J’allais répétant une phrase qui provoquait le sourire de mes camarades, tellement elle m'était familière : « Il y a quelque

chose à chercher. »

t je le désespérais par mes erreurs topographiques. Sans lui, je me srais perdu vingt fois pour aller au Palais-Royal où nous dinions en te-à-tête dans un de ces restaurants célèbres par leur prix fixe et leur épas sommaire. Chappuis me parlait avec enthousiasme de son proseur de philosophie, Jules Simon, qui, nommé en 1839 suppléant de à la Sorbonne, vivait dans une mansarde du Quartier Latin,

c les 7 francs per mois que lui donnait Cousin pour tout traitement.

e d'idées llosehiques et d’où se dégageait le sens de la dibuits 1s FA vie, je l’entretenais de mes études. Nous avions alors pour naître de conférences un homme qui avait le don de l’enseignement. tait Delafosse. I avait publié, quelques années auparavant, un précis mentaire d'histoire naturelle où il s’étendait avec complaisance sur t ce qui avait trait au groupement des cristaux.

Étais-je attiré par cette idée première que la science de la cristallographie est due à deux savants français, Romé de l'Isle et Haüy ? séduit encore par ce qu’il y avait d’ingénieux et de délicat dans la démonstration de toutes ces formes charmantes de cristaux? intéressé particulièrement par la lecture du mémoire que mon excellent maître Delafosse avait publié à l’Académie des sciences sur la cristallisation, non plus seulement au point de vue géométrique, mais encore au point de vue physique et chimique ? Tous ces sentiments s’associaient sans doute dans mon ardeur pour cette science qui devint pour moi une science préférée.

Mettant à profit l'indépendance dans les recherches qui favorise à l’École Normale, plus que partout ailleurs, l'esprit d'invention, je pus me livrer à des problèmes divers de cristallographie. C’est à cette liberté que je dus la joie d’être sur le chemin de ma première découverte. Un jour, dans la bibliothèque de l'École, je lus une Note du célèbre chimiste cristallographe Mitscherlich, relative à deux combi= naisons salines : le tartrate et le paratartrate de soude et d’ammoniaque. Après en avoir étudié toutes les propriétés, Mitscherlich concluait ainsi : « La nature et le nombre des atomes, leur arrangement et

leurs distances sont les mêmes. Cependant, le tartrate dévie le plan de la lumière polarisée et le paratartrate est indifférent. »

Cette Note restait Comme un point d nee cbstiné placé devant mon esprit. Comment deux substances pouvaient-elles être aussi semblables sans être tout à fait identiques? Des mois et des. mois se passèrent. Je fus reçu agrégé des sciences physiques. Cette Note de Mitscherlich me poursuivait toujours. Par une série d'expériences dont il est facile de retrouver les commentaires explicatifs dans les comptes rendus de l’Académie des sciences, j’arrivai à séparer le paratartrate de soude et d’ammoniaque en deux sels de dissymétrie inverse et d’action inverse sur le plan de polarisation de la lumière. Coup sur coup, les obscurités de la Note de Mitscherlich se dissipèrent ; la compo sition et la nature de l’acide paratartrique furent expliquées; une grande lueur se projeta sur la constitution intime des corps, puisque les principes essentiels à la vie m'apparaissaient comme devant prendre naissance sous l'influence de forces dissymétriques. Ce premier chapitre de physique et de chimie moléculaires devait me conduire à d’autres chapitres utiles à l’histoire de la science. Quelles joies de travail j'ai ressenties pendant ces premières années de recherches!

J’entrai dans la nouvelle École Normale, bâtie rue d’'Ulm, avec le titre d’agrégé-préparateur. C’est à M. Balard que je dus cette nomination. Avec sa fougue bienveillante, il avait empêché que l’on m’envoyât

professeur au lycée de Tournon. Courant au ministère, il avait plaidé ma cause et était revenu triomphant de l’avoir gagnée. Par sa chaleur d'âme, il entraînait tout le monde dans un mouvement généreux. C'était un éveilleur d’activités. Lorsque je lui disais, avec le sentiment de déférence que j’ai toujours eu pour mes maîtres, d’une voix lente et timide, qu’il y avait à porter la lumière sur tel et tel point de science qui me paraissait obscur : « Cherchez et vous trouverez », me répondait-il gaiement. Ce qui me charmait en lui, c’est qu’il avait le culte de la science pure. Dès qu’un homme de laboratoire mêle à ses travaux autres préoccupations, il est arrêté dans sa marche. Nous n'avions de divergences, Balard et moi, que sur la manière - d'organiser un laboratoire. Moins on avait de ressources, plus il était . heureux. Il transportait dans ses habitudes de travail les habitudes de vie. Et jamais vie ne fut plus simplifiée. Dumas disait que le cabinet e Balard était d’une austérité monacale. C’était plutôt la chambrette . d’un étudiant à la veille des vacances. Je le trouvai un jour, armé d’un pot de couleur et peinturlurant d’une teinte rouge, qu’il prenait pour teinte d’acajou, deux vieux fauteuils boiteux. Quand il partait en yage, il roulait dans un journal une chemise et une paire de bas, à aller ainsi jusqu’au bout du monde. Parce qu’il avait lu dans klin qu’un bon ouvrier doit savoir limer avec une scie et scier avec lime, il disait qu'il voulait apprendre aux étudiants à se passer des jareils. « Leur esprit s’aiguise à cette lutte », ajoutait-il avec un urire encourageant. Il fut satisfait de me voir pendant des années jé à transformer un coin du grenier de la nouvelle École Normale boratoire, sans aide, sans garçon. Il vit presque avec un sentiment * défiance le modeste pavillon que l’on agrandit à l’École pour servir S travaux et où l’on se régla sur le pavillon du concierge pour diser les proportions des salles. Tout est transformé aujourd’hui. Le et de la science a la place qui lui est due. Les laboratoires ne sont selon l'expression de Claude Bernard, les tombeaux des savants. lumière entre à flots dans ces salles de travail si hospitalières. rtez-y, mes chers camarades, l’ardeur qui nous enflammait. ous qui franchissez pour la première fois le seuil de cette grande on de la rue d'Ulm et qui lirez ce livre publié en son honneur, tes-vous que celui qui écrit ces lignes, et dont le nom reviendra elquefois dans vos conférences, a toujours eu pour l'École Normale pieux attachement ; qu’il a connu là quelques grands esprits, beaud’esprits supérieurs et des centaines de braves gens; qu'il a té la douceur des amitiés normaliennes et qu’il a eu la joie profonde oir des élèves qui sont devenus des maîtres.

rédigé par Senarmont à l'occasion de la candidature de Pasteur à La dans la Section de minéralogie et géologie de l'Académie des sciences pas été publié. René Vallery-Radot dans « La Vie de Pasteur » en a . L'original n'existe plus dans les Archives de l'Institut de France. é faite par Mw Pasteur. C'est cette « copie textuelle du Rapport de ainsi que le certifie Pasteur lui-même, que nous donnons ici.

| A TERMINER LES « (ŒUVRES DE PASTEUR » PAR GES PAGES QUE PASTEUR MENT. ÎL LES RELISAIT SOUVENT A LA FIN DE SA VIE. C’EST QUE SES TRAVAUX & LUI TENAIENT PARTICULIÈREMENT À CŒUR. ÎLS FURENT LE PREMIER ANNEAU A DE LA DISSYMÉTRIE MOLÉCULAIRE A LA PROPHYLAXIE DE LA RAGE.

f (Note de l'Édition.)

22 février 1897.

ax Les travaux de M. Pasteur sont si connus de l’Académie; ils ont été déjà de fois exposés devant elle qu'il est inutile aujourd’hui d'analyser un des mémoires dans lesquels il a consigné l’enchainement progressif s idées et de ses découvertes. Il conviendra mieux sans doute de rap- brièvement les faits généraux et les lois qui les résument et les inent.

es lois ont découvert des horizons nouveaux à toutes les sciences qui ont ur but ou pour moyen une étude approfondie de la structure moléculaire | corps et les rapports intimes de cette structure avec toutes leurs pros essentielles.

L. Pasteur s’est proposé en effet de chercher quelles relations HAvoRsRIrEe

s, la forme géométrique, et quelques-unes de leurs propriétés Mpéci. essentielles, la composition chimique par exemple et l’organisation ure manifestée par certains Remo optiques. Les travaux d’'Haüy

pgie . us: vie scientifique tout entière a été consacrée à développer rande loi :

Que la forme cristalline suffit à définir, en les séparant de tous les certains groupes naturels de minéraux qu’on doit regarder comme les es espèces. »

progrès modernes de la chimie ont montré qu'il fallait plutôt comces groupes à des genres; mais n’ont au fond porté aucune atteinte à damentale. Cette invasion de la géométrie dans les sciences minéradue au génie pénétrant de Haüy, était une première conquête; c’est tscherlich qu’on doit de l'avoir complétée et rectifiée. Cherchant à * quelques relations entre la composition chimique et la forme, il ut un cas particulier de ce grand problème.

ant toutes les ressources de la chimie et de la cristallographie, par synthèse sur des composés artificiels qu il pouvait multiplier et à volonté, il a prouvé cette double proposition réciproque : « Que toujours l'identité de composition atomique et l’identité de forme aphique étaient connexes comme l'effet et la cause », de sorte que iste et le minéralogiste avaient le plus souvent droit de conclure de é de forme à l'identité de composition atomique et de l'identité de sition à l'identité de forme.

e loi générale est aujourd’hui avec la découverte de Haüy la pierre re de tout l'édifice minéralogique, elle semble pourtant sujette à de euses exceptions. M. Mitscherlich lui-même a fait connaître la prelorsqu’ il a signalé ce fait, en apparence contradictoire, qu'un même simple pouvait présenter des formes eristallines incompatibles.

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Or, il ne saurait y avoir d’exception, encoré moins de contradiction dans | les lois de la nature, et ce que nous appelons ainsi n’est qu'une intervention inattendue des forces que nous ne connaissons pas encore dans les phénomènes régis par celles dont nous avons déjà entrevu les effets. C’est un démenti donné par l'expérience à des généralisations prématurées. 4

Là en était arrivée l’étude expérimentale de ces questions difficiles, quand M. Pasteur les a abordées à son tour. D

M. Mitscherlich avait considéré ou des corps pareils par leur forme, dif= férents par leur nature, ou des corps spécifiquement identiques et cristallô= graphiquement dissemblables. M. Pasteur a trouvé un sujet d’études absolu ment neuf dans toutes les propriétés qui semblent attachées à l’hémiédrie = cristalline.

Depuis longtemps M. Weiss avait fait voir l'importance et la généralité de cette disposition géométrique regardée par Haüy comme une exception. presque accidentelle ; depuis longtemps aussi, Haüy lui-même avait reconnu qu’elle semblait avoir certaines relations avec les propriétés pyroélectriques;, et dès 1820 M. Herschel avait montré qu’à la structure plagièdre gauche ou droite du quartz sc Ml ces propriétés optiques lévogyres ou dextrogyres. |

Ms ces rapprochements i ingénieux trop indéterminés dans leurs vagues "4 généralités étaient longtemps demeurés stériles.’ M. Pasteur exécute d’abord HE de longues et minutieuses recherches cristallographiques qui lui permettent de cireonscrire nettement les circonstances conditionnelles toutes spéciales, et jusqu'alors absolument ignorées, qui rattachent à une propriété optique mesurable, au pouvoir rotatoire moléculaire, et par conséquent à la structure interne des corps, les particularités géométriques de leur enveloppe cristalline. De :

Armé alors du double mode d'investigation dont il vient de découvrit les “4 lois, il constate un fait absolument inattendu : l'existence de certains corps chimiquement identiques et pourtant différents, puisque l’un et l'autre | caractère optique et cristallographique attestent également un arrangement moléculaire symétriquement inverse. 1

Par une induction toute rationnelle il conclut de l’existence même de ces \9 corps que, dans tous les phénomènes où il parviendra à les faire intervenir,il lui sera possible de distinguer la part, toute chimique, qui revient à la nature même des molécules, puisqu elle doit rester la même des deux côtés; et la part, toute mécanique, qui revient au contraire à leur arrangement, a V4 des deux côtés, elle doit être absolument opposée. (È

Les nb principes d’induction lui servent à prévoir et à déterminer à à 4 l'avance à quelles substances toutes spéciales il devra associer par combi- M naison les corps singuliers dont il a démontré l'existence, tantôt pour laïsser subsister, en même temps que l'identité chimique, l'opposition d’arrangez ment moléculaire et les particularités optiques et géométriques qui la caractérisent, tantôt pour faire subir à toutes les propriétés à la fois une transformation complète en modifiant du même coup et la Mn feu: chimique et la structure intérieure. ÿ

Toutes ces déductions logiques, non seulement M. Pasteur les a tirées de 4 ses recherches cristallographiques, mais il a su partout et toujours les assurer

par autant preuves expérimentales décisives. Il a su s'élever continuellement et avec un égal succès de la conception théorique qui imagine à l'expérience qui démontre, et de la démonstration même à de nouvelles vues spéculatives ; de sorte que l'induction logique et l'observation matérielle se -Sérveñt, tour à tour et par un enchainément continu, de corollaires et de vérification.

Ce système de faits, prévus et en même temps réalisés, constitue aujour= - d'hui toute une doctrine où le raisonnement et l'expérience, toujours soliz daires, se prêtent un ferme et constant appui; une doctrine qui possède Île premier, l'unique caractère d’une véritable théorie physique puisqu ‘elle e enseigne à chaque expérimentateur à prévoir, à combiner à l'avance, à | aide ‘un petit nombre de caractères cristallographiques, les particularités des Hhénomènes qu'il va faire naître et à créer à volonté entre des corps chimiquement identiques des similitudes ou des dissemblances préméditées. Les découvertes de M. Pasteur ont en effet reçu aujourd'hui tous les res de consécration. Elles ont été partout répétées, vérifiées, commenétendues par des observations nouvelles qui leur sont étrangères et qui généralisent chaque jour. Aucune épreuve ne leur a manqué, pas même les de la négation et d’un débat contradictoire où M. Pasteur n’a pas eu oin d'intervenir pour faire triompher la vérité. Les recherches de M. Pasteur ont exigé un nombre immense d'expénces synthétiques et de déterminations chimiques, optiques, cristallograues. Elles ont été faites sur des cristaux artificiels. Il en séra toujours chaque fois qu il s agira de découvrir des rapports généraux entre la n position, la forme et la structure. Les composés minéraux se prêtent aux expériences nécessaires pour nous éclairer sur leurs propriétés ques et sur les lois mêmes de leur cristallisation. Ils sont trop rebelles réactifs. L'observateur est obligé de chercher ailleurs des matériaux dociles ; il lui faudrait accepter l’expérience toute faite, et il a d'en combiner lui-même les conditions telles qu'il les a conçues. s les lois générales qui régissent la matière ne reconnaissent pas de entre le laboratoire du ARTE et le laboratoire de la nature. Devant | sparait toute distinction entre les produits naturels et ceux qu'il nous l'appeler d’un autre nom. Nous pouvons donc sans crainte appliquer remiers les règles générales que les seconds nous ont laissé découvrir. voir été trouvée par l'analyse des sels, la loi des proportions multiples domine pas moins toutes les combinaisons minérales: et la minéralogie égie Lout entière par cette autre grande loi de l'isomorphisme, encore qu'elle ait été uniquement fondée sur l'étude des phosphates, des arsées, des sulfates, sortie du laboratoire et des mains de M. Mitscherlich. 24 Les découvertes si originales de M. Pasteur forment déjà dans la science ensemble qui lui appartient tout entier, Elles prouvent qu'il est doué | plus haut degré de la pénétration qui conçoit et imagine et de la sagacité iente qui observe et vérifie. Ses idées en effet ne se sont pas dévelop- ; précisées, formulées en un jour; pour se constituer, il leur a fallu se rter continuellement aux épreuves d’une longue expérimentation qui les surées ou redressées, étendues ou restreintes, qui souvent même Îles a » on rplétement transformées. Telle est la marche des véritables inventeurs.

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FU Vin ŒUVRE NE PASTEUR

Livré à la spéculation he. au vague des. hypothèses a priori, méconnaît la vérité ou est impuissant à la dégager de l’erreur. Aban au seul empirisme, l'observation passera à côté des phénomènes les délicats, insaisissables pour un œil non prévenu et que rien n’éelaire.

L'histoire même du problème résolu par M. Pasteur nous offr besoin le double exemple de la vanité des théories exclusivement cc platives lorsqu’ il s’agit de choses aussi | profondément cachées que la co

abandonnée à elle-même et destituée de toute idée préconçue, de « jugés secrets, de ces convictions instinctives qui font la es inventeurs. i

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itudes sur la maladie des vers à soie] . . . . . . .......

l'Empereur sur la sériciculture [17 juillet 1869] (Inédit). . . ériences sur la dissymétrie moléculaire] (Inédit). . . . . . .. * le dédoublement du paratartrate de soude et d'ammoniaque [sous l'influence d’une force dissy métrique] . . . . . . . . . . . . . .. du soleil agit-elle dissymétriquement dans la végétation ?

[Sur la vie] (Inédit) 45,22 RS Me

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[Sur la matière à l'origine] (édit) . OUR

[Sur l’origine de la vie]. ; re ete eh ST Discussion sur les nuls ébienus par ! Re de tag ariticiels [Discussion sur le phylloxera] es A ARR AL re ae ER [A.propos de la destruction du phylloxera]. . . .............. Observations relatives au phylloxera . . . . LUE 45e VO Observations [sur les moyens propres à détries le phyllsera) 300 Discuseion autre midew:... 6, + Moses 0 le CARRE [A propos de la formation du sucre ans la one ve 1 NOR Observations [à propos de la végétation du maïs] . . . . . . . . . . . .. Nouveau système d'extraction de la farine du maïs. . . . . k er

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phylle] . Sao see des EE Sur un fait de guérison de bétons intermittentes . . . . "FOR Observations [à propos de la nature et de la contagion à à fièvre yphoïde].

Réponse à M. Balestreri {sur les microbes]. re + LS TURC

[Conserves de petits pois colorées par des sels. de cuivre te é. 8.1.1 (as CERN

Discussion sur le verdissage des conserves alimentaires au moyen de la chlorophylle et des sels de cuivre . . . . : + COLOR :

{Discussion sur une expérience de fibeitation. de “HR : Re [Vingt-quatre propositions sur le microbe du choléra des pie} (Inédit} 4 {Sur la virulence du microbe du choléra des poules] {Inédit) . . . . . . 4... Sur la durée de la préservation du choléra des poules par des inoculations préventives de son virus atténué {avec la collaboration de M. Thuillier) … (nédaths UT ee are ere) Marcus à « sa À OO [Observations sur un travail de J. Béchamp sur les micros as (Inédit) “an [Discussion sur les microzymas] . . . . . . . . .. 4 41 LÉ RS Discussion sur les projets de demi des eaux d'é égout de Paris sur la forêt de Saint-Germain 54 ut, dou june GRR Rapport sur un travail de M. Duclaux intitulé : « Du rôle qué jouént les infiniment petits dans la maturation et la fabrication des fromages » . . + … Une maladie virulente peut-elle être dans certains cas vaccinatrice pe autre maladie virulente? . 4,1, 449,500 6 41e tte RON

Existe-t-il des chiens gs ou sujets ee namreiienité réfraetalses ;

à la rage? {Inédit) . Je i + 400 UE COR De l'influence des ahous. de cts sur “hu propriétés physiologiques des virus.(Inédit) , 7, 0.5. Un ue lee RO NS Principes d'un nouveau mode d'atténuation des microbes pathogènes DRE ER a 6 tin 00 TR A

Observations à propos FE Note de M. Detaux aber ta d'un jeune

animal avec des aliments privés de microbes]. ; . 4. . 4... ... Sur la destruction des lapins en Australie et dans la Nouvelle-Zlil et [Présentation d’un ouvrage de M. Duclaux : Le mierobe et la maladie]. . asie Hommage à l'Académie des Archives italiennes de Biologie. . . . . . . : | {Présentation d’an ouvrage du D' Daremberg] . : .........:.. ,. Rapport sur lé PrixLeconte .:..... :.,. ... Ne eee

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