‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 15 sur 180 · SUR LA VIE · texte numérisé non relu

SUR LA VIE

Arbois, septembre-octobre 1870.

Exposer que la vie est dans le germe, qu’elle n’est qu’une transmis sion depuis l’origine de la création, que le germe a la propriété du devenir, soit qu’il s’agisse du développement de l'intelligence et de la volonté, soit, et au même titre, qu’il s'agisse des organes, de leur formation, de leur développement. Comparer ce devenir à celui qui réside dans le germe des éspèces chimiques, lequel est dans la molécule chimique. Le devenir du germe de la molécule chimique consiste dans la cristallisation, dans la forme qu’elle revêt, dans les propriétés physiques, chimiques. Ces propriétés sont en puissance dans le germe de la molécule au même titre que les organes et les tissus des animaux et des plantes le sont dans leurs gérmes respectifs. s

Ajouter : rien de plus curieux que de pousser la comparaison des espèces vivantes et des espèces minérales jusque dans l'étude des blessures aux unes et aux autres et des réparations de celles-ci par la nutrition, nutrition qui vient du dedans chez les êtres vivants et du. dehors, par le milieu de la cristallisation, chez les autres. Ici le détail des faits (?).

Comparer la réparation des cristaux au retour à la vie, à la santé, à la fermeture des plaies.

On pourra amener ainsi par la considération des milieux nutritifs l’idée du remède relatif à l'emploi du sang, de la chair fraîche d’animaux (°).

On exposerait par exemple que, parmi les espèces minérales, beaucoup, sinon toutes, peuvent être envisagées comme doubles et même triples et quadruples, que dès lors on peut imaginer des sousespèces composant les éléments histologiques des espèces vivantes, mais qu’on ne saurait pressentir a priori les formes que prendraient dans cette hypothèse les espèces vivantes.

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