OBSERVATIONS (1) [A PROPOS DE LA VÉGÉTATION DU MAÏS
regrette de n’avoir pas été présent à la séance au moment où a sncé la lecture de la Communication que l’Académie vient dre ; mais chacun pourra juger de la plus ou moins grande conde ce que je vais dire avec les opinions de mes deux illustres” es et maîtres, M. Boussingault et M. Claude Bernard.
tons en regard les conditions d'une culture parvoutère de la
Produits principaux de la culture.
Récolte d'un poids quelconque aussi grand qu'on pourrait le désirer. La plante contient les matériaux les plus variés et les plus complexes de l'organisation :
Matières protéiques,
Cellulose,
Matières grasses,
Matières colorantes,
Acide succinique dans la liqueur, etc., etc.
de acétique, étendu d’eau, peut donc fournir un poids de matière nique quelconque, formée des principes immédiats les plus variés
Go :
ptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 10 avril 1876, LXXXII, p. 792-798. SSINGAULT. Végétation du maïs commencée dans une atmosphère exempte d'acide e. Ibid. pe 788-791. (Note de l'Édition.)
et, qu'on le remarque bien, infiniment plus complexes que l'aliment carboné, alcool ou acide acétique, dont tout le carbone de ces prin-
cipes est sorti, sous l’influence de la vie de la semence. Ici, nulle com-
plication dans l'interprétation des faits résultant du poids relatif des matériaux de la graine et des matériaux produits. La graine, on peut le dire, a un poids nul, tandis que la plante qu’elle donne pourrait avoir un poids immensément grand.
La vie de la cellule, et de la cellule dans un des êtres les plus élémentaires et les plus infimes, n’a donc nul besoin de chlorophylle ou
de matière verte ni de radiations solaires pour édifier les matériaux
les plus élevés de l’organisation animale ou végétale. Un aliment carboné, quel qu'il soit, à la seule condition de n'être pas saturé d'oxygène et de pouvoir fournir en conséquence de la chaleur par
oxydation directe, peut être mis en œuvre par les cellules les plus
élémentaires et entretenir Ja vie.
D'un autre côté, mettons en regard les produits et les conditions d’une certaine culture particulière de vibrions. L'intérêt «est ici accru par cette circonstance que les êtres dont il s’agit sont doués de la faculté de se mouvoir et que la vie s’accomplit sans l’intervention du gaz oxygène libre.
Champ de culture. Produits principaux de la culture.
Vibrion (d'un poids si faible qu'on ne | Vibrions agiles formant un poids quel-
saurait l’évaluer). conque et contenant des matières cel- Acide phosphorique (dans un sel pur lulosiques, des matières protéiques «æt cristallisable). fournissant dans le liquide des sub- Acide lactique (dans un sel pur cristalli- stances colorantes, des alcools, de sable). l'acide butyrique, de l'acide métacé- Ammoniaque (dans un sel pur cristalli- tique, etc., etc. sable).
Potasse (dans un sel pur cristallisable).
Magnésie (dans un sel pur cristallisable).
Absence d'oxygène gazeux, de lumière et de matière verte.
Dans ce second exemple de culture, la chaleur nécessaire aux divers actes de la nutrition ou consommée dans la locomotion des vibrions est empruntée à la chaleur de décomposition de la substance fermentescible.
Mais ce qu'aucune cellule vivante ne saurait faire si elle est privée de la faculté de transformation des rayons solaires par la présence de la matière verte, c’est de provoquer la décomposition du gaz acide carbonique, d'en fixer le carbone, en un mot de faire de ce principe
LE i- anis FT pi, — ei.
aliment. Dépourvue de la faculté dont je parle, en effet, où la ule prendrait-elle la force chimique nécessaire à la décomposition gaz carbonique ? Or, la vie dans le règne végétal consiste précient et généralement dans la mise en œuvre des éléments du gaz nique et de la vapeur d’eau, décomposés par l'influence combinée matière verte et de la radiation solaire. n comprendrait à la rigueur que des cellules spéciales, animales s, autres que des cellules à chlorophylle, pussent agir s de l'électricité comme les cellules à matière verte vis-à-vis de ation solaire, et que l’acide carbonique fût décomposé et son > assimilé, parce que les vibrations électriques, en s’éteignant gaz, se seraient transformées dans la force chimique nécessaire
ids une huile que l’on retrouve dans la farine obtenue par tritu- Cette farine est jaune paille et, par suite du rancissement de
gs re court délai possible, dans k but d’obvier à cet ient. Les perfectionnements divers apportés jusqu'ici aux k purement Pass de l'industrie ont, il ic vrai, an
spa parer entièrement. M. Chiozza est parvenu à role le de la façon la plus satisfaisante, et à préparer une farine
d’une dissolution de gaz sulfureux, le périsperme du grain onne peu à peu à la dissolution une matière résino-albumineuse hatée à laquelle le grain de maïs doit sa dureté ; le germe, au
Journal de l'agriculture, 1816, 1, p. 286-287.
contraire, n’éprouve aucune altération dans ses propriétés physiques. La matière abandonnée par le périsperme et représentant 6 pour 100 de son poids paraît jouer le rôle de ciment entre les grains d’amidon et le réseau de gluten qui constituent ce périsperme.
Par suite du traitement précédent, le grain de maïs a éprouvé un ramollissement complet. Il suffit alors de le soumettre à une légère pression pour séparer le germe, sans le diviser, du périsperme réduit en farine. On parvient ainsi, au moyen de procédés mécaniques les plus élémentaires de broyage, de tamisage et de séchage, à obtenir d’un côté les germes huileux presque intacts mélangés aux pelures, de l’autre la farine pure que les mailles du tamis peuvent débiter en grains d’une finesse extrême.
L'action de l’acide sulfureux précédemment décrite avait été mise à profit dans certaines industries pour ramollir les gruaux du maïs; mais on n’avait pas encore tiré parti de cet agent en opérant sur le grain entier, et dans le but de séparer le germe de la farine.
D'un autre côté, tandis que la farine du maïs contient, d’après les
analyses de Payen, 28 pour 100 d’amidon et 33 pour 100 de matières grasses, celle de M. Chiozza exempte d’huile renferme 78 por 100 d’amidon, 6 pour 100 de matières azotées et seulement 0,6 pour 100 de cendres.
La quantité totale de farine représente plus de 67 pour 100 du poids du maïs; elle a déjà reçu des applications nombreuses. Grâce à la grande proportion d’amidon qu’elle contient, grâce aussi à la blan-
cheur et à la petite quantité de son gluten, elle a pu remplacer la fécule
dans beaucoup d’industries; légèrement torréfiée, elle paraît être susceptible d’être substituée dans la brasserie à une partie du malt d'orge.
Enfin, les germes huileux mis à part peuvent être employés à l'extraction de. l’huile, ou, mélangés aux pelures, constituer un excellent produit pour l’alimentation du bétail.
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| OBSERVATIONS (1) 5 PROPOS DE LA VÉGÉTATION DES PLANTES DÉPOURVUES DE CHLOROPHYLLE| (?
M. Boussingault vient de le rappeler avec la grande autorité qui lache à son nom en ces matières : la décomposition du gaz carbone par la chlorophylle, sous l'influence de la radiation solaire, est le capital de la vie végétale. Par l’accomplissement de ce grand nomène, le cycle de la vie recommence sans cesse. On aurait tort, tefois, d’admettre que la formation des substances organiques ordre supérieur soit nécessairement subordonnée à l’action de la ière solaire. Si la radiation solaire venait à s’éteindre, la vie serait rmais impossible pour les grands végétaux, mais elle pourrait se nuer dans certains êtres inférieurs. Les observations verbales, que présentées dans la séance du 10 avril courant (#), renferment un ple de culture où l’aliment carboné d’une cellule de mycoderma se trouve être l'alcool ou l'acide acétique, deux produits très nés de l’organisation et qu’on peut tirer de réactions chimiques rement indépendantes de la radiation solaire.
Par les méthodes que la chimie doit à M. Berthelot, le carbone et la ur d’eau, mis en œuvre par la chaleur et par des réactions de laboe, peuvent donner lieu à beaucoup de substances capables de r d'aliments carbonés pour les plantes inférieures. Bien plus, on ait concevoir que, sous l'influence de celles-ci, tout le carbone int à la surface de la terre ou dans son intérieur passât dans des res organiques complexes, et qu’ultérieurement il fit retour à 1osphère sous la forme d’acide carbonique par des actions d’oxyion et de fermentation; c’est seulement lorsqu'on serait arrivé à ce e que toute manifestation de la vie serait impossible sans le conrs de la radiation solaire. |
Notre savant confrère, M. Faye, me pose à l'instant une question 1 sens très profond :