A PROPOS DE L'INTRODUCTION A PARIS DE VIANDES CHARBONNEUSES
Du mais il n’est pas douteux mon apporte à Paris des viandes ineuses, et il est indispensable de prendre des mesures pour empêcher sreux commerce. Si les viandes charbonneuses peuvent être mangées mn grand inconvénient, il n’eu est pas moins vrai qu'il suffit de les toucher des doigts éraillés, par exemple par des fragments d’os, pour contracter ïarbon. J'ai vu, ajoute M. Pasteur, des ouvriers équarrisseurs tenir leur teau entre leurs dents, manger dans leur atelier et y déposer leur pain rte où; j'ai remarqué qu'il y avait pour eux une sorte d’immunité ; es deux accidents qui viennent de se produire à la fois peuvent se
tiplier…
[A PROPOS DE DEUX MALADES SOIGNÉS A L'HÔPITAL Saint-Louis, POUR PUSTULE MALIGNE.]
. Pasreur dit qu’il n’est pas possible de reconnaître si une viande est nmneuse sans l'emploi du microscope. Il serait, par conséquent, utile unir de microscopes les inspecteurs de la boucherie. Dans le Midi, et t dans le Gard, l’usage de ces instruments se répand de plus en plus : mmes et des enfants même s’en servent journellement pour l'examen papillons de vers à soie.
Séance du 15 février 1878.
[A PROPOS DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE AU LYCÉE SAINT-Lours] (1).
M. Pasreur résume l'affaire.
Il ressort clairement de la discussion qu’il existe au lycée Saint-Louis des causes d’insalubrité auxquelles il importe de remédier. Il faut diminuer l'encombrement ; il faut donner aux cabinets d’aisances de nouvelles dispositions ; enfin, les bassins ouverts entretiennent sous les fenêtres des dortoirs une humidité constante : il faut les couvrir. Nous ne pouvons, d’ailleurs, indiquer la source précise du mal : la science ne connaît pas encore la nature de la fièvre typhoïde, et elle ignore s’il y a des germes...
Quoi qu’il en soit, ajoute M. Pasteur, je crois qu’il est indispensable de prendre au plus tôt les mesures nécessaires. M. le D' Hillairet nous a parlé
de germes cultivés à l'observatoire de Montsouris, et nous a dit qu'il convien- …
drait d'attendre le résultat des études que poursuit M. Marié-Davy. Pourquoi attendre ? Ces études que j'ai commencées, il y a environ vingt ans, sont, à mon avis, encore trop nouvelles pour être introduites dans les discussions d'hygiène. Dans l'examen de leurs résultats, il convient d’être très circonspect ; ce sont peut-être encore seulement des apparences de résultats.
En ce moment a lieu à l’Académie de médecine une grave discussion sur les accidents consécutifs aux grands traumatismes (?). Depuis dix-huit mois, j'essaie de voir s’il existe des maladies épidémiques qui relèvent, dans leur étiologie, du développement d'êtres microscopiques, et mes études sont tout spécialement portées sur la septicémie. Je présenterai à PAcadémie à ce sujet, je crois, de véritables révélations (?). Je montrerai qu’on peut extraire
de l’air et des eaux les plus salubres en apparence des dangers de mort épou-
vantables : ces dangers, nous y échappons, parce que la vie, l’état de santé opposent à cet envahissement de l’organisme microscopique une merveilleuse et providentielle résistance. Mais tout cela est aussi à peine entrevu, et je ne pourrais pas proposer de faire intervenir ici, d'ores et déjà, ces apparences de résultats, comme je les appelais tout à l'heure.
Séance du 19 avril 1878.