PREMIÈRE LEÇON (15 FÉVRIER
n’est pas sans quelque émotion que je viens prendre place les savants professeurs de cette École. Lorsque j'y fus convié bienveillance de M. le Ministre et de M. le Surintendant des x-Arts, ma première pensée a été de décliner cet honneur par motifs d'insuffisance, d’inaptitude même qui sont bien loin d’être pés aujourd’hui. C’est que je ne comprends pas l’enseignement la compétence, absolue, pour ainsi dire, du professeur, au sujet matières de son enseignement. Or, je ne me sens pas les titres ou onnaissances nécessaires pour venir dans cette illustre École r les D 0 aux beaux-arts des découvertes des sciences ues. Je n'ai ni scrupule ni hésitation à avouer ici que je prends que sorte à l’essai la tâche qui m'est dévolue. Si mes efforts sont ants je serai le premier à le sentir, croyez-le bien, et à der que ce fardeau soit remis à des mains plus habiles ou mieux
ce moment en est totalement privé. La plupart ont un pro- particulier, déterminé, où le professeur n’a plus à se moumove son originalité propre. Notre programme est à faire. le n’a EE eu de chaire analogue à celle-ci, et nulle part, que , iln’en existe. Les matériaux ne manqueront pas sans doute, même sera embarrassant, mais ils sont épars dans des livres 15 des mémoires spéciaux où il faudra savoir les trouver, et d’où ensuite les faire sortir avec le discernement que nous impoet la plus grande utilité possible de ce cours et aussi l'obligation 1 ermer dans un petit nombre de leçons.
autre embarras me préoccupe. J'aurai à vous présenter des tions des trois sciences dont les noms figurent dans le titre de cette chaire : géologie, physique et chimie. Mais vous le ussi bien que moi, l’intelligence des applications d’une science pose, sinon la connaissance complète de cette science, tout au MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES. À 15
moins celle de ses principes et de ses lois fondamentales. Etes-vous, messieurs, familiarisés avec ces principes de la géologie, de la physique, de la chimie? Je ne le crois pas, au moins en ce qui concerne la plupart d’entre vous. Il faudra donc que je joigne à l’exposition des applications celle préalable et indispensable des principes générau C’est une complication de plus.
À tous ces embarras permanents, il faut ajouter, pour cette ann l’absence d’un local approprié et la privation des produits et appare nécessaires à la démonstration des plus ordinaires phénomènes pl siques ou chimiques.
Néanmoins, quelle que soit la difficulté d’une situation, il est messieurs, que le dévouement à son devoir ne porte pas de bons fr Ayons donc, si vous le voulez bien, une confiance réciproque, dans mon zèle à vous être utile, moi dans votre assiduité et dans) vol attention bienveillante à ces leçons.
Essayons en premier lieu de bien déterminer les principaux cars tères, les principales exigences de cet enseignement varié et multiple
Il y en a une qui domine toutes les autres. C’est celle à laquelle ÿ faisais allusion tout à l’heure, de la subordination de la pratique à théorie. C’est la nécessité d'appuyer constamment l'application sur l'intelligence nette, précise des lois physiques et chimiques qui y coi courent. C’est la persuasion que, pour être bon praticien, il faut co mencer par être savant. 2.
Mais ne restons pas dans les généralités. Citons des exemples des faits positifs. Aussi bien y trouverai-je l’occasion de vous indiq les traits généraux de notre programme. Je suppose ce cours co mencé, un certain nombre de leçons effectuées, le tableau de nos études déjà déroulé en partie. Je suppose qu’il s'agisse de Pemploi des huiles en peinture, et je veux vous rendre compte de ce fait bi connu que telle peinture met un très long temps à sécher, que telle autre sèche très vite. On disait hier soir en ma présence que
rain ace h at patcritésat et
pour apprendre à l’éviter? Je ne puis la donner ner : entrant ne e . développement suivant : RE
ement dites, telle que l'huile d'olives, et les huiles grasses sicca- , telle que l’huile de lin. Abandonnez ces huiles à elles-mêmes des vases bouchés, elles resteront indéfiniment huiles grasses. exposez-les en couches minces au contact de l'air et elles subiles actions les plus différentes.
auile grasse proprement dite restera huile grasse pendant un considérable ; l'huile siccative, l'huile de lin s’épaissira, perdra sa fluidité, formera comme une membrane dure, cornée. oi ? Parce que les huiles grasses siccatives se combinent avec e de l'air et forment de nouvelles combinaisons et que cet ui existe aussi pour les huiles sspes est beaucoup moins prose s'effectue au même degré qu'après un temps considéle. Veut-on augmenter cette propriété siccative des huiles, de > de lin notamment? On les fait bouillir avec de la litharge. La ve cède son oxygène à l'huile. Elle fait ce que fait Pair, mais plus
(mauvaise expression, Car il n’y a pas d'humidité) lentement, dire qu’il y aura combinaison très lente avec l'oxygène de Pair. z-Nous en empâtant, en couches épaisses, la couleur en contact toile sera comme dans un vase fermé, et par la couche de t son enduit, et par la couche superficielle de la peinture qui
s ce dernier cas la couche superficielle sèche trop vite et il y a
Hane du tableau de Léopold Robert, sans nul doute. Mais, s, m'avez-vous compris ? Avez-vous l'intelligence bien nette ène que j'ai pris le plus simple possible : ? J'en doute si vous
SFR LL. Dhlinhie nn d’un nités oi a en 1797, la peinture s’est enrichie d’une série de belles couérales très solides, à base de chrôme, telles que le jaune de >, inconnu des anciens peintres et dont la richesse de teinte est de. Qu'en pourrais-je dire sans les éléments de la chimie ? dirai-je des couleurs, non plus comme matière, mais comme de rayons lumineux, si vous ignorez les lois de la réflexion et réfraction de la lumière et les propriétés des rayons lumineux spectre solaire, propriétés dont la connaissance a créé la phoie, art tout physique et chimique ?
Mais, messieurs, ce ne sont pas les peintres et les sculpteurs, il nc faut pas se le dissimuler, ce sont les architectes qui auront le plus profiter de l'institution de cette chaire. Sans doute les peintres et sculpteurs devront venir chercher ici un complément général d’instr tion et la satisfaction à quelques égards de cette curiosité scienti que tout homme bien élevé doit avoir aujourd’hui, plutôt que études directement utiles à leur art. Pour les architectes, je ne cr pas d'affirmer que de saines notions de physique et de chimie, qu permettraient de comprendre mieux les nombreux emprunt l’architecture fait sans cesse aux sciences physiques, leur sont. pensables. Les questions de chauffage, d'éclairage, de ventilatic résistance des métaux, de résistance des matériaux en gt devraient leur être familières. Tout cela suppose une connais plus ou moins approfondie de certaines parties de la physique la chimie. Et, par exemple, pourrais-je parler de la ventilation, utilité, des conditions de sa réalisation, à qui ne connaîtrait ri propriétés des gaz, à qui ignorerait la composition de l’air qu respirons et qui ne saurait pas comment la respiration altère et. l'air d’une salle? | 7:
Que leur dirai-je au sujet de la chaux, du plâtre, des mortie ciments, des chaux hydrauliques, si je ne puis appuyer mes obs tions sur des notions assez précises, relatives aux combinaison corps, aux variations de propriétés avec la composition chimique, sels, aux alcalis, aux acides ? C’est un sujet tout chimique au fond. celui des mortiers et ciments. Le béton durcit sous l’eau parce se forme un silicate d’alumine et de chaux hydratée qui est ins dans l’eau. Que représenteraient ces expressions à des oreill pour la première fois, entendraient parler de chaux, de silice, mine, d’hydrates et de solubilité ou d’insolubilité des corps?
Veux-je les entretenir de l'échelle des terrains en géologie? bien d'idées physiques et chimiques dès les premiers développem sur cette question ! Le globe terrestre primitivement incandes fluide et circulant dans l’espace comme une énorme boule d Toute l’eau, qui recouvre aujourd’hui notre globe en si g masses, vaporisée et faisant partie de l’atmosphère, mêlée de y gieuses quantités de gaz acide carbonique, de gaz oxygène et. azote. Ce globe incandescent se refroidissant peu à peu, une @ solide s’y formant à la longue, la vapeur d’eau pouvant se cond des mers, des fleuves se formant, l'atmosphère s’épurant sans et à des degrés divers par la combinaison de l’excès d’oxygè l'excès d’acide carbonique avec les roches et matières solid
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liquides, la vie pouvant s'établir enfin, variable dans ses manifestations
la composition de l'atmosphère et de la croûte solide du globe,
croûte solide sans cesse modifiée par les eaux et les agents dhériques, des dépôts s’effectuant au sein des eaux mélés aux
s animaux et des végétaux marins, fluviatiles, terrestres.
vence de tous ces faits ne présuppose-t-elle pas la connais-
:s lois fondamentales de la physique et de la chimie ?
donc une des nécessités de notre enseignement. L’applicaar but, mais une science exacte pour point d'appui. Vous le ailleurs, le véritable intérêt ne sera pas dans les procédés ou ils techniques.
endais un professeur du Conservatoire des Arts et Métiers er que son auditoire d'ouvriers n'était jamais plus nombreux, entif, que quand il exposait la science dans ses lois générales, détails techniques les fatiguaient. C’est que dans les lois génétrouvent la beauté, la supériorité, la grandeur et la fécondité Hppheations futures.
, ils sont bien puérils, ceux qui demandent en présence d’une te nouvelle : Mais à quoi cela sert-il? On le disait un jour Franklin et il répondit : Mais à quoi sert l’enfant qui vient de est bien cela. La découverte nouvelle, c’est l’enfant qui vient , mais l'enfant marqué du doigt de Dieu, l'enfant né artiste, venteur, l'enfant qui a en lui la fécondité du génie.
est donc, messieurs, la méthode que j’adopterai. Je ferai préexposition de chacune des applications de la physique et de la architecture et aux beaux-arts proprement dits des principes s chacune de ces applications s’appuie.
tte année, bien que la réorganisation de l’École restreigne du cours à quelques leçons, je pourrai vous soumettre un xemple de cette méthode d’enseignement que je crois la dans les conditions où nous nous trouvons. Je me propose, de traiter dans les leçons prochaines l’importante question de sement et de la ventilation des lieux habités, tels que hôpitaux, écoles, maisons particulières, salles de réunions. C’est un ne utilité pratique reconnue et sur lequel on ne saurait trop l'attention des architectes.
vais, il y a quelques jours, une preuve assez piquante. J’assispremière leçon du cours d'archéologie à la Bibliothèque Impébien fait par le savant secrétaire perpétuel de l’Académie des ts. Il s'agissait de l’art romain, de l'influence considérable me par ses ent avait eue à toutes les époques sur l’art
français. Des éloges mérités étaient adressés à nos artistes et à nos architectes et aux écoles de Paris et de Rome qui les avaient formés. part moi, cependant, je voyais un revers à la médaille et je faise quelques réserves. Tout en m’abandonnant au charme de la parole brillante du professeur, je vis que la salle, salle d’un palais nouvellk ment restauré, n’avait aucun moyen de ventilation. Quelques vasi auraient pu être ouverts, mais on les avait tenus soigneusement fe parce que évidemment ils auraient incommodé les assistants. Je mes des yeux la capacité de la salle. Elle a de 600 à 700 mètres cubes. supposant que lon dût fournir par individu et par heure 10 mètres € d'air (voir page 37, tome 2, des Études sur la ventilation du g Morin {‘]), où il est dit que, malgré les fissures des portes et fer l’homme vicie par heure 8 mètres cubes d’air), la salle waure contenir que 60 à 70 personnes pour que chacune d’elles y fût à pendant une heure. Or, il y en avait bien 300 et la leçon dura ph d’une heure. Mes réserves étaient donc celles-ci : Sans doute architectes méritent des éloges pour la forme, la décoration, la portion des lignes... mais pourquoi cette salle n'est-elle pas appropriée à sa destination ? Les auditeurs s’y mcommodent mut ment. Ils ne s’en aperçoivent pas. Le corps de l’homme s’habit tout quand il s’habitue par degrés. Mais allez respirer pendant ques instants l'air plus pur des cours du palais et rentrez di salle à la fin de la leçon. Vous y éprouverez la sensation d’e repoussantes. Et puis, à quelque temps de là, un des auditeurs leçon peut-être sera malade d’une maladie putride. Certes, je suis loin de dire qu’il en aura pris le germe dans cette atmosphère vici mais qui pourrait affirmer que cela n’est pas ? On saït bien aujourd qu’il suffit de rassembler beaucoup d'individus dans un même | pour y développer le typhus. és
. Les annales de la médecine ont enregistré des ; ai terribl l'infection de l’air par lPaccumulation d'individus dans des ence:
chef des armées d'Angleterre et qui a laissé un précieux ouvrage les maladies des armées, des camps, des garnisons (?), raconte que vent l'accumulation des prisonniers a produit des fièvres pestilentix Au moment même où il rédigeait cet ouvrage, il dé un fait de genre : dt
« Le 11 mai 1750, dit-il, les assises se tinrent à Old-Bailey,
1. Mori (A.). Études sur la ventilation. Paris, 1863, L. Hachette et Cie, éd., 2 vol. in-8° 2. PRINGLE (J.). Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les nisons. (Trad. française). Paris, 1755, Ganeau éd., 2 vol. in-12. (Notes de l'Édition).
minelle où l’on juge huit fois l’année les’ coupables de la ville de dres et de la province de Middlesex. Les prisonniers, au nombre cent environ, étaient gardés, dans lintervalle des interrogatoires, : deux chambres donnant dans la salle des juges et des jurés. s deux chambres n'avaient pas chacune plus de quatorze pieds de sur onze de large et sept de haut. Or, la viciation de Pair par qi CR des prisonniers fut telle que, dans les quinze jours qui rent, quatre des juges, sur six, étaient morts, et plus de qua- personnes parmi les jurés, sans compter beaucoup d’autres l'assistance.
L'intensité de linfection fut telle que l’excès de chaleur de la ‘ayant obligé d’ouvrir une fenêtre, on remarqua que presque les personnes atteintes avaient été placées du côté où le coud’air de la fenêtre avait porté l’air infecté et les miasmes dégagés ; accusés. »
»s mots fièvres putrides des prisons, fièvres putrides d'hôpital it autrefois fréquemment employés en médecine et ils le sont de nos jours, malgré le progrès de l'hygiène, tant il y a de
dans ce fait de l’altération de Pair par l'accumulation des vu rapporté quelque part le fait suivant : A l’hospice de la ité, à Dublin, il mourut pendant quatre ans 2.944 enfants sur dans la première quinzaine après leur naissance. On pensa que royable mortalité pouvait provenir de ce que les salles ne cont pas assez d'air; on multiplia les ventilateurs, et la mortalité te à 279, de sorte que 2.665 enfants avaient péri en quatre ans fisance d’air.
nez, messieurs, par ces exemples, ce que vous pouvez dans s circonstances pour la santé publique. Je ne saurais trop mulles faits de cette nature. C’est un des côtés les plus intéressants des constructions.
utez cet autre fait historique :
int invasion de 1814 à 1815, l'administration des hôpitaux, à ressources, et ne sachant où loger les blessés qui lui arrivaient es parts, s’entendit avec l’administration municipale pour en un certain nombre dans les abattoirs du Roule, de Montmartre Ménilmontant, encore en voie de construction. En huit jours, ces oirs furent appropriés à la hâte et reçurent plus de 4.000 malades. s dans votre pensée. Vous allez me dire : la mortalité a été grande ces hôpitaux improvisés et si incomplétement appropriés au serdes malades. Eh bien non, la mortalité y fut moitié moindre que
dans les hôpitaux ordinaifes de l'administration où tout semble si bien organisé en vue de la rapidité et de l'efficacité des secours médicaux Et savez-vous à quoi la cause de la différence fut attribuée? A que les constructions des abattoirs offraient aux malades des pavillo isolés où l’air extérieur pouvait facilement se renouveler. Il y a @ sans doute, d’autres causes. Ce n’est pas ici le lieu d’en parler. Qu qu’il en soit, voilà celle que l’on signala. ; Et ce fait, venant donner pleine raison à une idée ancienne émise par l’Académie des sciences au sujet des conditions de salu | des hôpitaux, il paraîtrait qu'il n’a pas été étranger (ainsi qu’on p le voir dans le bel ouvrage sur l'hygiène des hôpitaux ({) que vien publier le directeur de l’Assistance publique) à la disposition réali récemment à l'hôpital Lariboisière, qui est en effet une cons par pavillons isolés. ; | Tous les faits que je pourrais citer pour démontrer l'utilité de ventilation, et d'assurer constamment autant que possible à l’homme une quantité suffisante d'air pur, ne sont pas aussi pénibles à rac que ceux dont je viens de vous entretenir. ù | M. le général Morin, qui s’est beaucoup occupé de tout ce qui cerne Ja PAIAON dans ces dernières années, PSS
théorie et la pratique de la ventilation (?), les faits suivants: - Li « Il y a quelques années, dit-il, environ cinquante membres des clubs de la Société Royale d'Édimbourg dinèrent dans un app
appareils et caché dans le pendentif gothique auquel ils étaier suspendus. Une abondante quantité d’air à une douce températ circulait dans l'appartement pendant toute la soirée, et son effet é
leurs habitudes parce qu’il les traitait ordinairement, fit remarqi aux commissaires que l’on avait consommé trois fois plus de vin
1. Hussox (J. C. A.). Études sur les hôpitaux considérés sous le rapport de leur cons tion, de la distribution de leurs bâtiments, de l'ameublement, de l'hygiène... Paris, 1 P. Dupont, 607 p. in-4° (pl.).
2. Re. Illustrations of the theory and pratice of ventilation. (Edinburgh), 1844, in- (Notes de l'Édition.)
le faisait ordinairement la même société, dans la même salle rée au gaz et non ventilée. Il ajouta qu'il avait été surpris de voir convives, qui ne buvaient habituellement que deux petits verres vin, consommer, sans hésiter, plus d’une demi-bouteille (1). »
e même D' Reid cite l’exemple de certaines manufactures où le d renouvellement de l'air avait développé un surcroît d’appétit dérable. Et il prétend enfin que, dans toute maison bien ventilée, épense en vin et nourriture est plus grande que dans celles qui le mal, et qu’une fête donnée dans des salons où l’on étouffe et où est saturé de vapeurs est poancoup plus économique que si elle lieu à à l’air libre.
ne circonstance qu'il ne faut pas perdre de vue et qui a contribué doute beaucoup à l'indifférence du public et des architectes au de l'application plus fréquente des procédés de ventilation et inissement des lieux. habités, c’est assurément celle que j'inditout à l'heure en passant et qui concerne l'habitude ou mieux priation facile du corps de l’homme aux conditions vitales les génantes, lorsque cette appropriation peut avoir lieu peu à peu, grés, et pour ainsi dire sans qu’il soit averti du danger.
mbien ne serions-nous pas plus exigeants si, par exemple, nous ainsi fails que nous puissions percevoir à chaque instant cette aise odeur de renfermé qui est propre à toute salle de réunion
Tr
voyez dans cette cloche un oiseau (vous savez que, quand il
m peut sans inconvénient le comparer aux animaux, surtout imaux à sang chaud), vous voyez, dis-je, un oiseau dans un né, qui ne se renouvelle pas. Il souffre évidemment, cepenn’est pas mort et il pourra supporter longtemps encore cette ère que sa respiration a viciée. Il s’est habitué peu à peu à situation anormale qui le conduit par degrés à la mort. Voici un iseau de même nature, je l’introduis dans cette cloche et aussitôt it asphyxié. Quoique plus vigoureux et plein de vie, il ne peut jrter cette atmosphère et les miasmes et les gaz délétères et idité qu’elie renferme.
ôRiN (A.). Loc. cit., t. I, p. 2-8. (Note de l'Édition.)
: l’homme et des conditions générales de son existence maté-
Si je ne m’'abuse, messieurs, les considérations et les faits qui précèdent vous diront assez l'intérêt du sujet que j'ai choisi pour remplir les leçons de cette année.