SCENE III FLORIMOND, CRISPIN
J'ose il peine en croire son pécil.
Rencontrer en ces lieux l'adorable Éliante! Hais ne trouves-lu pas l'aventure charmante î
CRISPIM.
Pardon : de vos transports je suis un peu surpris. 11 est bien vrai qu'à Brest vous étiez fort épris D'une dame Ëliante;etje sais que la dame N'était pas insensible à votre tendre flamme :
J 0 L IMCOKSTANT-
Hais enfin quinze jours au moi us sont révolus Depuis que j'ai cru voir que vous ne l'aimiez plus.
11 est trop vrai, l'amour, surtout dans sa naissance,
Ne tient guère, chez moi, contre une longue absence.
Une affaire l'appelle & Paris : elle part.
Je liens bon... quatre Jours ; mais enfin le hasard
M'offre au marin ; bientâl il m'aime à la folie,
Me veut pour gendre : au fond, Léonor est jolie....
Que le dirai-ie, moi î je la vis, je lui plus ;
Eliante était loin, et je n'y songeai plus....
Je la retrouve enfin, grâce au sort qui me guide.