ACTE V, SCÈSE VU. I
D'abord je vous annonce une grande nouvelle :
La fortune pour lui cesse d'élre cruelle.
Le jeu le ruina : par un nouveau retour,
Le jeu plus que jamais l'enrichit en ce jour.
El moi, sentant qu'enfin mon sort n'est plus le même,
Que je puis, au contraire, enricliir ce que j'aime,
J'ai tout dit à mon père. 11 approuve mon feu.
Et consacre à son fils tout le produit du jeu.
UADAUE DE R03ELLB.
C'est le placer fort bien.
Ce n'est pas tout encore :
On aime à se vanter de ce qui nous honore. J'ai parlé des bontés que vous aviez pour moi ; Et je vous ai nommée... » 0 ciel ! dit-il, eh quoi I Madame de Roselle 1 elle doit m'élre chère : Une tendre amitié m'unissait à son père. » Enfin il veut vous voir, il veut vous consulter.
MADAME DE HOSELLE.
Un tel empressement a droit de me flatter.
M. BELFOHT.
Sur moi, dit-il, il a quelque dessein en télé. Ainsi voua comprenez le sujet qui l'arrête : Avant de voir personne, il voudrait vous parler.
Au bois de Rochefort htitonsnous donc d'aller.
Ah I ciel ! je vois venir l'adorable Angélique. Permettez qu'avec elle une fois je m'explique.