II. DE PLINVILLB
Pas encore. Avant peu ma femme va se rendre ; Car elle a de l'esprit. Puis tour à tour il faut L'un à l'autre céder : moi, j'ai cédé tantôt. A vendre cette terre elle était décidée : J'ai, quoique avec regret, adopté son idée.
Voua avez consenti ?
u. DE PLIHVILLE.
Hon enfant, que veux-tu ?
Hoije suis complaisant, c'est ma grande vertu. Nous irons à Paris. Les champs, la capitale. Toute demeure, au fond, pour le sage est égale.
ANGÉLIQUE. i
partout où vous serezje serai bien aussi, Hon père.
Cependant nous étions bien ici.
Hais avec Morinvat je la vois qui s'avance. S'ils pouvaient tous les deux £tre d'intelligence ! Nous serions tous contents.
De grâce, permellez, Madame...
IIADAUE DE PLINVILLE.
C'est en vain que vous me tourmentez :
{a Angélique.)
Ne me parlez jamais de Belforl. A merveille 1 C'est vous qui m'attirez une scène pareille.
ANGÉLIQUE
Je ne sais pas encor de quoi vous m'accusez.
UAD&ME DE PLINV1LLE.
Vous souffrez près de vous des amants déguisés...
ANOÉLIQUE.
De ce déguisement j'ignore le mystère.
Serait-il autre chose ici qu'un secrétaire?
UADAUE DE FLINVILLE.
Je vous dis qu'il vous aime.
ANGÉLIQUE
Eh bien donc, je le croi.
S'il lui plaît de m'aimer, est-ce ma faute, k moi?
MADAME DE PLINVILLE.
Vous-même, vous l'aimez.
ANGÉLIQUE
Qui TOUS dit que je l'aime?
A peine, en ce moment, si je le sais moi-même.
Rose, vous tairez-vous? modérez votre zële.
KOSE.
Mais c'est que vous grondez toujours mademoiselle.
Ne grondons point, ma femme; enleDdon8-nou8:causons.