‹ ŒuvresChapitre 15 sur 429 · SCÈNE VI FLORIMOND, CRISPIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VI FLORIMOND, CRISPIN

FLOBIHOHD.

Peste des importuns! ce chevalier d'Arliëre Me force à l'écouter, la tâte k la portière. A quatre pas de lï, c'est un autre emliarraa , Et deux cochers mutins, avec leurs longs débats, M'arrAtent un quart d'heure, au détour d'une rue. Oh! quel Fracas! bon Dieu! quelle affreuse cohue! Comment peut-on se plaire en ce maudit Paris? C'est un enfer,

TantAt c'était un paradis.

I' L'œil ravi, promené de spectacle en spectacle. De l'art, à chaque pas, voit un nouveau miracle. « C'étaient vos termes.

. rLoniuoND.

Oui, d'abord cela séduit, J'en conviens ; mais, au Tond, de la Toule et du bruit, Voilà Paris. Ses jeux et ses vaines délices N'offrent qu'illusions et que beautés Taclices : Ses plaisirs sont amers, son éclat emprunté, Et, sous l'extérieur de la variété, Il cache tout l'ennui d'une vie uniTorme.

CHISPIN.

Uniforme, monsieur?ahl quel blasithème énorme I

Un jour est-il ici semblable k l'autre jour?

Ce sont nouveaux plaisirs qui régnent tour à tour.

FLOniHOND.

Je le veux; mais, au Tond, ils composent & peine Une semaine au plus : eh bien ! chaque semaine De celles qui suivront est le parfait tableau ; De semaine en semaiae il n'est rien de nouveau : Alternativement, bal, concert, tragédie, Wauxhall, Italiens, Opéra, Comédie...

Ce cercle de plaisirs peut bien plaire d'abord; Mais la seconde fois il ennuie S. la mort.

C'est dommage. J'entends ; de journée en Journée VouBTOudriezduneuf pendant toute une année. Eh 1 que la vie ici soit uniforme ou non.

Qu'importe? il ne faut pas disputer sur le nom.

Si l'uniformité de ptaisin est semée.

Cette uniformité mérite d'être aimée.

On dort, on boit, on mange; on mange, on boit, on dort:

De ce régime, moi, je m'accommode fort.

Tais-toi; qu'altends-tu là?

CBISPIN.

Vos ordres.

PLOHIHOND.

Je t'ordonne.

De n'être pas toujours auprès de ma personne.

C'est différent.

Page 1