SCENE VIII
M. D'ORLANGE, VICTOR.
Mon cher Victor, celte imposante enlrée, Cul antique cliâleau, ces bois silencieux. Dont la cime parait se perdre dans les deux, Tout ceci me promet quelque grande aventure.
Ehl mon Dieul sans nous perdre en vaine conjecture, Tenons-nous-en, de grâce, à la réalité, Monsieur; elle a de quoi suffire, en vérité! On ouvre... moi, j'étais tremblant comme la Teuille: Je m'avance : on sourit, on s'empresse, on m'accueille; Pour prendre les chevaux un. garçon a volé, Et du nom de monsieur l'on m'a même appelé : J'entre enfin, et déjii tout le monde me fête.
Le maître de ces lieux est tout à fait honnête.
Vous ne l'avez pas vu.
Tel valet, tel mallre.
Victor ne manque pas de bonne opinion.
VICIOH.
Tel maître, (et valet. De ma réception Je ne puis revenir;elle est particulière.
ACTIî I, SCÈNE VIII.
F.h mais, suis-je partout reçu d'aulrc manière? Kt quand on se présente...
Ah! vous voilii bien fier!
Il s'agit d'aujourd'hui, non d'hier.
Demain ? autre aventure.
VICTOR
Bonne réception, bon souper, bonne nuit ;
C'est fort bien ; mais sachons où cela nous conduit.
Voulez-vous donc toujours ainsi courir le monde.
Et mener une vie errante et vagabonde?
Depuis plus de six ans je voyage avec vous
De royaume en royaume.